jeudi 27 février 2014

Tu t'es rasé avec une biscotte?

Si on me surnomme papa Hérisson, ça n'est pas sans raison : c'est parce que j'ai tendance à piquer un peu (et à ronchonner aussi, mais c'est un autre problème). Je ne compte plus les fois où on m'a sorti :

– Dit donc, tu es en procès avec Ginette™ ou quoi?
ou
– Tient!? Tu t'es rasé avec une biscotte ?

Bin oui : j'ai le poil dru, j'ai le poil noir, et j'ai la peau sensible (et accessoirement parfois un peu la flemme aussi). Du coup, les rasages quotidien me posaient problème, car soit je ressemblais à ça :
"Je crois que je me suis rasé d'un peu trop près..."
soit je ressemblais à ça :
"Oui, je pique un peu..."
Oui, je sais. Du calme quand même les filles, maman Koala n'est pas prêteuse. Du coup, vous l'imaginez bien, j'ai testé pas mal de techniques, de produits et d'ustensiles de rasage avant de trouver la méthode :
1/ la meilleur marché
2/ la plus efficace
3/ la moins douloureuse

Notons que si j'ai résolu les problèmes de poils drus et noirs et de peau sensible, le problème de flemme étant toujours d'actualité, je ne me rase toujours pas quotidiennement, ce qui fait qu'en général, je ressemble à ça :
"Boah... ça va encore, je me raserai demain!"
Rhaaaaa! Du calme les filles j'ai dit!

Bien, je vais donc vous faire profiter de ma grande expérience en la matière en vous proposant cet article de test (non sponsorisé je le précise) :

Papa ne pique plus (enfin plus trop)


► Test n°1 : Les rasoirs

♦ Les rasoirs électriques
Ces petits bijoux de technologie qui font la joie et la fierté de l'homme moderne (et accessoirement de son catalogue) n'ont jamais vraiment été une expérience inoubliable pour moi. Déjà ces appareils sont en général fort coûteux à l'achat, et pas vraiment meilleur marché à l'entretien puisque les grilles de remplacement (bin oui, les lames sont à changer périodiquement) coûtent en général un testiboule.
Ajoutons à cela qu'il convient de nettoyer soigneusement ces fameuses grilles, faute de quoi leur durée du vie s'en trouve grandement réduite, et par la même le nombre de vos testiboules itou. Certains vous diront que le rasage à l'électrique est plus doux pour la peau : je m'inscrit en faux. Certes, il est difficile de se faire une coupure au rasoir électrique, mais le passage rapide de la grille a tout de même tendance à irriter l'épiderme... d'où le fait que maintenant les industriels proposent des rasoirs électrique qui déposent préalablement un gel protecteur à l'aloejoba de karité. Vendu en dosettes qui coûtent un rein bien sur.
Naturellement, ça complique d'autant le nettoyage de cette @#&*$ de grille, qui, non contente d'être garnie de micropoils abrasifs obstruant le machin, est donc à présent plâtrée de gel collant, cimentant ainsi les dit poils. Le bonheur.
Et pour ce qui est de l'efficacité, franchement on repassera : je n'ai jamais réussi à être rasé de vraiment près à l'électrique. Et comme j'ai le poil noir, ça fait un voile même quand je viens de me raser... pas terrible quand même. Ou alors il faut que j'insiste trois plombes, et du coup ça prend des heures et en plus après, je ressemble à ça :
"Ça irrite un peu la peau quand même..."
Bref, autant dire que pour le côté pratique, rapide et indolore, on repassera.

♦ Le rasoir mécanique à têtes jetables (2, 3, 4, 5 ou whatmille lames)

Bon. En terme d'efficacité, y a clairement pas photo : le rasage mécanique permet sans surprise d'être rasé de beaucoup plus près. Il est aussi beaucoup moins cher à l'achat, d'autant qu'on trouve régulièrement des offres de remboursement (total ou partiel) sur l'achat du nouveau dernier modèle-tip-top-wahou-qui-déchire-sa-race de chez Ginette™ (ou Ouiquisonne?™) avec encore plus de lames.
Le nouveau Ginette™ 4 lames sur pivot qui rase d'encore plus près!
Sur ce plan là, avantage avantage au mécanique. Sur l'entretien... je suis déjà plus partagé : sous prétexte d'efficacité et de confort de rasage (Mouaih. J'y reviendrai plus loin...), les industriels on jugé bon de pourvoir les têtes de ces rasoirs d'un nombre de lames improbable. Et en constante augmentation : c'est l'inflation. Au dernières nouvelles on était arrivé à 5 lames il me semble?
Bref, toutes ces lames c'est bien joli, et ça permet de faire de belles pub dans lesquelles on a l'impression que le rasoir a été conçu par la Nasa à l'aide d'un ordinateur quantique, mais le problème c'est que ça fini par coûter un bras. Grosso merdo, comptez une bonne quinzaine d'euros pour un petit paquet de 4 têtes de rechange. Argh!
Et du coup, deuxième problème, qui dit inflation du nombre de lames, dit effet grille d'égout : les poils se coincent entre les lames. Et comme avec un rasoir mécanique vous avez franchement intérêt à utiliser un gel ou une mousse à raser si vous ne voulez pas ressembler à ça :
"Oh mince, je me suis un peu coupé..."
du coup, vous retrouvez, comme pour l'électrique, à devoir nettoyer consciencieusement cette fichue tête garnie de mortier poil-savon si vous ne voulez pas la changer à chaque rasage (je rappelle : un bras les 4 têtes). Autre aspect : le confort. Alors pour un rasage pas trop fréquent, ça peut encore aller, mais sur un rasage quotidien : franchement non. En même temps, c'est logique : la multiplicité des lames fait que le rasage est plus rapide et plus efficace, MAIS du point de vue de la peau, chaque lame compte indépendamment pour un passage. Faite le calcul : disons 4 lames par tête, un passage vers le bas, un passage vers le haut, ça fait l'équivalent de 8 passages. Ouch. Pas étonnant que vous ayez la peau irritée, nécessitant un baume après-rasage apaisant et hydratant (prix : un oeil). Naturellement, il convient donc de préparer la peau avant le rasage à l'aide d'un gel ou d'une mousse de haute technologie (conçue elle aussi par la Nasa... pas étonnant que leurs sondes tombent en panne, les mecs doivent être trop occupés à concevoir des rasoirs et des cosmétiques) contenant moult substances allergènes, et coûtant un os.
Notez le design futuriste du bouzin : on dirait une navette spatiale de la Nasa.

♦ Le rasoir dit "de sureté"

Concrêtement, c'est le rasoir de grand-papy.
"–En 45, c'est avec ça que j'ai rasé la tête de cette gourgandine qui avait fricoté avec les boches! C'est du bon matériel!   –Grand papy! Voyons!"
Alors bon, oui c'est archaïque. Mais l'objet est plutôt luxueux finalement. Et en plus de son aspect rétro assez sympa (oh le bel objet!), il a une bonne maniabilié, à condition de bien choisir son modèle en terme de longueur de manche et de matière. Plus lourd que les mécaniques ordinaires, ça lui donne une meilleure tenue de main à mon sens.D'ailleurs les modèles haut de gamme coûtent un poumon (mais sont de belle facture). Pour ma part, j'ai choisi un Merkur Solingen™ qui doit coûter une quarantaine d'euros. Par contre, les lames sont à un prix dérisoire : comptez 1,50€ le petit paquet de 10 lames (allez : 3€ si vous achetez des lames haut de gamme au lieu des bonnes vieilles lames Ginette™ Blue Serie). Disons que le prix du rasoir se situe entre le mécanique à têtes classique et l'électrique, par contre, pour les lames, y a pas photo, c'est facile 30 fois moins. Du coût l'entretien revient considérablement moins cher, et le rasoir est, finalement, très vite amorti.

Bon, le prix c'est une chose, mais en termes d'efficacité? Ça rase moins bien, non?

Bin... non en fait. Bon, la qualité de la lame joue pas mal (c.f. forum du site rasage-traditionnel.com), mais sur les Ginette™ Blue serie par exemple, je n'ai pas constaté de différence notable avec les mécaniques à lames multiples que j'utilisais avant, en terme de qualité de rasage. Ah. Et concernant l'irritation de la peau? Et bien, plutôt moins d'irritation en fait (logique, moins de passage de lame au final...).

Mais vous me direz "tu as dû utiliser un gel ou une mousse de marque Poduku™ conçue par la Nasa aussi, du coup forcément..."

Bin non justement : un bon vieux savon au bol (vendu en grande surface dans son bol en plastoc pour la somme astronomique de 1,50€), à appliquer au blaireau. Bon ok, il faut un blaireau... comptez une vingtaine d'euros pour un blaireau Ouiquisonne?™ qui tiendra un bon moment si vous le rincez bien.

Ok, mais on doit bien se couper avec ce truc non? Et à votre avis, pourquoi appelle-t-on ça un rasoir de sureté?

Non, on ne se coupe pas plus qu'avec les mécaniques whatmille-lames, à moins d'y aller à la barbare, ou de raser dans le sens du fil de la lame, ce qui est très con de base avouons-le... Honnêtement, à part quelques micro-coupures (que je subissais tout autant avec mon Ouiquisonne?™ 4 lames et grille de protection), je ne me suis jamais coupé sérieusement avec mon rasoir de sureté.

Et la durée de vie des lames alors? Parce que bon, elles coûtent moins cher, mais on si on en utilise 20 fois plus...

Bof. Peut être un peu plus courte que les têtes multilames... et encore. Gardez à l'esprit que votre lame servira des deux côtés. A la marge, la retourner dessus-dessous permet de gagner encore 1 ou deux rasages. Petit calcul rapide : en étant pessimiste, et en comptant 1 seul rasage par côté (sans retournement dessus-dessous), sur un rasage quotidien, on obtient 365/2=182,5 lames, soit grosso modo 19 paquets de 10 lames. A 1,50€ le paquet, ça représente 28,50€ sur l'année. Si vous ne dépensez pas plus que ça pour vos têtes 5 lames Ginette™ Proglisse a l'aloejoba (sur un nombre équivalent de rasage) merci de me donner tout de suite votre truc (à part le vol dans les rayons). Et encore, je suis super pessimiste, puisque par expérience je compte plutôt 3 ou 4 rasage par côté, plus encore 1 ou 2 en retournant la lame. Soit : (3x2)+1=7 rasage par lame, donc 1 lame par semaine, soit un paquet pour 10 semaines, ou 6 paquets dans l'année, c'est à dire 1,50x6=9€. Ruineux, non?

Mon bilan : victoire sans appel du bon vieux rasoir de sureté.

► Test n° 2 : Les mousses à raser

♦ Les gels/mousses à raser en spray

J'ai parfois utilisé des gels et autres bombes de mousse, dont je ne remets pas l'efficacité en question. Leur principale atout est de ne pas nécessiter de blaireau pour l'application en général. L'inconvénient est que ces produits ne sont souvent pas très économiques : relativement onéreux à l'achat, il faut renouveler souvent le stock, car les bombes se vident assez rapidement.

♦ Les mousses à raser en tube

Moins chères que leurs homologues en spray, elles durent aussi un peu plus longtemps. A titre personnel, j'aimais bien les gels mentholé, qui donnait une agréable sensation de fraîcheur.  Inconvénient : il faut un blaireau (l'ustensile, pas l'animal) pour le faire mousser et l'appliquer.

♦ Le bol à raser

Je l'ai déjà évoqué brièvement au dessus : personnellement, je me contente maintenant du bon vieux savon à raser au bol, à touiller vigoureusement au blaireau. D'un bête point de vue de rapport qualité-prix, le bol est super intéressant : il coûte peu cher (environ 1,50€), dure longtemps (je dois en utiliser un en quatre à six mois environ) et se montre tout aussi efficace que les gels hors de prix, malgré ma peau sensible. Seul bémol, il nécessite lui aussi d'avoir un blaireau.

► Test n°3 : Les blaireaux

Comme le dit si bien wikipedia le blaireau est une brosse servant à faire mousser et appliquer sur le visage le savon à barbe. Son nom de "blaireau" vient du fait qu'il était traditionnellement fabriqué avec le poil de l'animal éponyme.
Il faut donc attraper ce petit animal, et le trucider pour lui carotter ses poils comme une vulgaire racaille qui chourave le sac d'une vieille.
On en trouve aussi en soies de sanglier, de porc, en crin de cheval, et en synthétique. Les blaireaux bas de gamme peuvent se trouver en grande surface pour 15 à 20€. Par contre, les prix pour un blaireau de qualité (marque Kent, Omega ou Plisson) atteignent aisément les 90 à 150€. Et on trouve même des modèles à plus de 1000€!

♦ Le blaireau basique

Jusqu'à une date récente, je vous aurais dit qu'un blaireau est un blaireau. Point barre. On en trouve facilement dans n'importe quelle grande surface.
Non, pas ces blaireaux là...
L'un des modèles les plus courants, est le blaireau Ouiquisonne?™ qui coûte une vingtaine d'euros. Rien à dire de particulier : il fait son boulot. Il a juste tendance à perdre ses poils et sa douceur au bout d'un moment.

♦ Le blaireau haut de gamme

Mais ça c'était avant. Car depuis, maman Koala m'a offert un blaireau relativement haut de gamme, et j'ai compris qu'il y avait de bons et de mauvais blaireaux, comme il y a de bons et de mauvais chasseurs (souvenez-vous!).
Basiquement, le mauvais blaireau tu l'attrapes, tu attrapes ton bol de savon à raser, tu mouilles le blaireau, tu le met sur le savon, et d'un geste vif du poignet : tu touilles jusqu'à ce que ça mousse. Après, tu appliques sur le visage et tu n'as plus qu'à couper les poils.
Le bon blaireau  tu l'attrapes, tu attrapes ton bol de savon à raser, tu mouilles le blaireau, tu le met sur le savon, et d'un geste vif du poignet : tu touilles jusqu'à ce que ça mousse. Après, tu appliques sur le visage et... rhaaaaaaa lovely. C'est doux!!!! Tu as l'impression que Monica Belluci est entrée dans ta salle de bain et est en train de te caresser le visage...
"–Tu piques un peu quand même papa Hérisson...
–Monica, sors de ma salle de bain! J'aime me raser tranquille!"
Bref. Un blaireau de base remplira son office, mais un bon blaireau le fera avec en plus un certain confort. Disons que c'est ce qui peut transformer la corvée du rasage en un moment plaisir. Pour ma part, j'utilise désormais un blaireau Plisson® en synthétique, d'une douceur exceptionnelle, qui coûte une quarantaine d'euros (on le trouve à l'Occitane à priori).

► Test n°4 : Les après rasages

Bon. Là, ça se complique un peu. Quel que soit le mode de rasage choisi, il vous sera difficile d'y couper (ah ah ah!). En effet, que le rasage soit électrique ou mécanique, il agresse plus ou moins votre peau : irritations, coupure, assèchement... Sans compter la sensation dite du "feu" du rasoir pour le mécanique (et l'électrique mais dans une moindre mesure).

♦ Contre les coupures

D'abord, parlons des coupures. Surtout dans le cas du rasage mécanique, elles peuvent toutefois survenir avec un rasoir électrique mal utilisé (ou si vous avez des petits boutons par exemple). A moins de vouloir ressembler à la créature de Frankenstein en vous pointant au boulot, stopper les écoulements sang, fussent-ils mineurs est un impératif. Plusieurs écoles s'affrontent :

  1. le papier hémostatique : vous avez surement déjà vu ça (au moins dans un film ou une série), ce sont ces tout petits bout de papier genre papier à cigarette, que l'on colle sur la micro-coupure le temps que ça sèche. C'est un peu la technique du pansement.
  2. la pierre d'alun : on en trouve encore (ça existe aussi comme déo) sous forme d'un petit tube assez senblable aux tubes de rouge à lèvre. Le tube contient une pierre d'alun (ça alors!) qui, une fois légèrement mouillée, sert à déposer un peu de sa substance, dessechante, sur le bobo. C'est efficace, mais ça pique un peu (Wouaaaaargh!) et ça dessèche la peau.
  3. Tamponner avec une serviette : en gros tu attend que ça coagule et tu essuie quoi!
  4. Faire appel à Edouard
  5. Jacques Dessange aime ça.
  6.  utiliser une crème spéciale de marque Poduku™
  7.  la lanoline : cette substance grasse est extraite de la laine des moutons (d'où le nom de lanoline d'ailleurs). C'est un excellent cicatrisant, et au moins, il ne dessèche pas la peau : au contraire, il l'hydrate. Par contre l'odeur est bof-bof et ça coûte un peu cher. De plus la texture est celle d'une crème très grasse et très compacte, donc inenvisageable comme après-rasage, c'est juste pour les petites coupures. On la trouve en mini tube de la taille du petit doigt, souvent en pharmacie ou parapharmacie pour les femmes allaitantes : la lanoline est recommandée pour les crevasses aux tétons liées à l'allaitement.

♦ L'après-rasage hydratant et apaisant

Voyons maintenant ce qu'on peut utiliser pour hydrater, assouplir et adoucir la peau et atténuer le feu du rasoir. Les après-rasages ne manquent pas dans le commerce : sticks, roller, baume en crème, eau de toilette... difficile de vous donner des conseils, chacun a ses préférences en terme de texture et d'odeur, et chaque peau réagit différemment. Si comme moi vous avez une peau sensible ou très sensible, vous avez probablement déjà opté pour un baume hydratant. La plupart d'entre eux sont à l'aloe vera, qui reste l'une des substances les plus efficaces et les moins allergènes.

En ce qui me concerne, mon côté bobo-écolo-qui-aime-se-la-péter-en-faisant-du-DIY m'a poussé à essayer de fabriquer mon baume moi-même (vous pouvez le retrouver aussi dans les fiches pratiques du menu de droite).

Il est assez facile de trouver des recettes sur internet. Elles sont assez variées, et on en trouve pour toutes les bourses. Comptez quand même un investissement minimum (en huiles essentielles et autre), qui peut paraître élevé de prime abord, mais sera amorti par les quantités de produit final que vous serez capable de produire.

► Epilogue
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–Papa, tu piques un peu quand même!
–Rhaaa, non mais bon : c'est la faute de Monica! Elle reste trois plombes dans la salle de bain aussi!

jeudi 20 février 2014

Xéna contre David Douillet

Xéna, icône gay... ça va pas plaire à Civitas ce truc...

Xéna, c'est ma fille (suivez un peu bon sang!). Un p'tit bout de bonne femme de 2 ans et demi et 95cm, tout en douceur, en decibels et en prises de karaté. "Xéna", c'est parce que princesse, mais aussi guerrière.
Le côté princesse, c'est lorsque par exemple elle refuse de tenir avec ses mimines délicates le vilain biscuit au chocolat qui va fondre et coller aux doigts, et que du coup il faut nourrir son altesse sérénissime.
Le côté guerrière, c'est par exemple lorsqu'on veut l'aider à manger sa soupe, un peu liquide, pour éviter qu'elle s'en mette partout et qu'elle pousse alors des hurlements hystériques en distribuant une tornades de mandales rotatives parce que "NOOOON! TOUTE SEULE!!!!".
Ma fille, dans le fond, c'est une sorte de subtil mélange entre la Schtroumpfette (pour le gabarit et les manières de midinette), Lara Fabian (pour la puissance vocale et la fâcheuse habitude de se mettre à beugler sans une bonne raison), et Chewbacca (pour le caractère un peu soupe-au-lait et la tendance à distribuer des ramponeaux).
"–J'aurais dit qu'il y avait de la pomme... –Y en a aussi!"
Son frère, c'est différent. Bon, il essaie bien de lutter (avec plus ou moins de succès) sur le créneau des décibels, mais on sent que c'est moins naturel : essayer juste d'imaginer les cris de Justin Bieber dont on viendrait d'écraser les testiboules entre deux briques (et arrêtez d'avoir d'avoir ce sourire idiot de satisfaction à cette idée). Du coup ça passe moins bien, car on voit qu'il est dans l'imitation de sa soeur. Lui d'ordinaire, il est beaucoup plus dans la nuance : c'est un hâbleur, un comédien, un chanteur, un négociateur, un séducteur. La baston, c'est pas trop son truc. Lui il discute, il négocie... il rigole et il esquive, il se tortille comme une anguille. C'est un mélange d'Eddy Murphy et de Jacky Chan. surtout Jacky Chan d'ailleurs (ça c'est son côté cascadeur qui lui a valu un temps le surnom de Plouf-le-cascadeur). En général, il essaie d'éviter la confrontation.

Pour en revenir à Xéna donc, vous l'imaginez bien, entretenir ce corps de warrior de poche demande un entrainement intensif. Et c'est là que David Douillet intervient.
"J'te prend quand tu veux! Même pas peur!"
Oui, alors non. Pas celui-là. Je parle du David Douillet qui se trouve chez nous. Celui-là :
Grand, encombrant, avec des réglages simplistes... je sais la confusion est aisée mais ça c'est un vélo d'appartement.
Maman Koala l'avait acheté d'occaz sur "Le p'tit coin" pour entretenir sa silhouette de rêve (comme si elle avait besoin de ça, franchement...). Sauf que par manque de temps et de motivation et de réelle nécessité, maman Koala a fini par laisser David prendre la poussière dans un coin du bureau/salle de jeu, tel une vulgaire statuette souvenir moche en coquillage ramenée de la Baule par tata Raymonde.
Enfin... jusqu'au jour où les gnomes commencèrent à marcher, et plus précisément à grimper partout. David devint alors un amusant compagnon de jeu : à la fois mur d'escalade et tremplin de saut. Mais David rongeait son frein : sa vocation, c'est d'être un entraîneur, pas juste une sorte de rocher un peu design.
Sa vraie nature devait fatalement reprendre le dessus un jour. Le déclic vint de Jacky Chan, qui finit par comprendre que le pédalier devait bien servir à quelque chose. Il en fit la démonstration à Xéna, qui, subjuguée, lui emboîta le pas derechef. Depuis lors, chaque jour, elle passe un peu de temps à s’entraîner avec ce brave David (pour l'occasion amputé de ses grands bras, un peu trop encombrants pour une guerrière amazone haute comme trois pommes) :

video

Elle va avoir un beau fessier ma fille, moi je vous le dit... par contre, à mon avis, faudra pas la faire chier, parce qu'elle pourra vous faire bouffer vos dents d'un seul coup de pied rotatif.

samedi 15 février 2014

Fahrenheit 51 : c'est quoi ce pastis?

Cet article atteint le point Godwin à plusieurs reprises. Mais c'est eux qui ont commencé.
Depuis quelques jours/semaines/mois, les réac' de tout poil de ce pays semblent s'être donné le mot pour propager leurs idées rétrogrades/liberticides à la con. Franchement, ça valait bien la peine de se moquer des Tea Party américains pour récupérer les mêmes chez nous...
Résumons :

► Manif' pour tous les homophobes contre le mariage gay : il est assez rare de voir des manifestation d'ampleur contre une loi qui ouvre de nouveaux droits au lieu de les restreindre, mais c'est pourtant bien ce qui s'est produit en France. Deux remarques : primo l'ouverture du mariage aux couples homo ne remettait absolument pas en cause les droits des couples hétéros, ça ne faisait qu'aligner les droit, c'est dire mettre tout le monde sur un pied d'égalité (si si, vous savez : l'égalité... ce truc qui figure dans la devise de notre pays, et qui est aussi accessoirement prôné par l'enseignement du Christ!), donc bon... secundo il existe plusieurs pays dans le monde (dont certains pays d'amérique du sud plutôt assez cathos) dans lesquels ce genre de loi est déjà passé sans qu'on en fasse tout ce ramdam, et sans que ça déclenche l'apocalypse, donc bon...

► Manifestation contre le droit à l'avortement à l'appel du "Printemps Français" (groupuscule catho-facho-réac') : selon leur credo donc, un gloubiboulga de cellules immatures en pleine mitose de la taille d'un grain de semoule a plus de droit qu'un être humain adulte de sexe féminin qui viendrait de se faire violer par exemple. Voilà voilà...
Oui, moi le logo du Printemps Français  me fait un peu penser à ça...

► Demande (toujours à l'appel du "Printemps Français", décidément, ils sont partout) de retrait de certains livres de bibliothèque pour enfant destinés à l'éducation sexuelle et la lutte contre les stéréotypes : restons-en aux fondamentaux, la femme au foyer en jupe, l'homme au travail en pantalon, et la position du missionnaire.
C'est vrai quoi! Et pourquoi pas des hommes en robe?
► Tentative de récupération du mouvement ci-dessus en jouant les vierges effarouchées face à un livre humoristique pour enfants dans lequel les gens se déshabillent pour aller se baigner (notons d'ailleurs l'efficacité toute relative des cris d’orfraie de ce monsieur).
Ah... effectivement, il n'est pas à poil, il a un short de bain.
Mais bon, peut-on vraiment croire que ce type a de réelles convictions? Ceci étant, il était aussi l'auteur de la sortie polémique sur les pains au chocolat (souvenez-vous!), ce qui montre qu'à défaut de convictions bien établies (je pense personnellement que le sens moral de ce monsieur est une sorte de barbapapa, informe et maléable), il a une certaine affinité pour les idées nauséabondes.

► Demande d'enseignement de la théorie de la Terre plate...

euh... au temps pour moi, le dernier est un fake du Gorafi. En même temps l'erreur est compréhensible ça resterait cohérent dans la démarche.

Bref, si je résume bien, la France selon Jean-François Copé et le Printemps Français c'est un pays dans lequel des enfants non désirés (issus d'un viol par exemple) devront se conformer au stéréotypes sexuels surannés style régime vichyste (travail, famille, patrie, femmes au foyer habillées en jupe, hommes chefs de famille, bibliothèques ne contenant que les livres autorisés pas le ministère de la propagande de l'information, etc...).

Faudrait-il mettre ces livres sataniques (ta mère!) à l'Index? Faut-il carrément brûler ces ouvrages impies (de vache)? Faire un autodafé de ces ouvrages obscènes (de ménage)?
Autodafé. Et hop, un point Godwin, un!
Bon, vous le savez déjà, les interdits et la censure, j'aime pas trop ça. Surement mon côté bobo-anar-gauchiste.
Ou alors c'est juste que je me suis rendu compte que la censure est totalement inefficace, en plus d'être douteuse sur le moral et sur le plan éthique. Et puis, soyons honnêtes : vous croyez vraiment qu'à notre époque, avec la multiplicité des accès à internet, nos chères têtes blondes peuvent vraiment être préservés de toutes ces thèses hérétiques comme l'égalité des sexes et la diversité des orientations sexuelles? Hum?
En même temps, vu qu'elle surfait déjà sur You-Porn...
Bon, alors ok, c'est vrai, il y a des livres violents. Par exemple :

« Quand tu t’approcheras d’une ville pour l’attaquer, tu lui offriras la paix. Si elle accepte la paix et t’ouvre ses portes, tout le peuple qui s’y trouvera te sera tributaire et asservi. Si elle n’accepte pas la paix avec toi et qu’elle veuille te faire la guerre, alors tu l’assiégeras. Et après que l’Éternel, ton Dieu, l’aura livrée entre tes mains, tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée. Mais tu prendras pour toi les femmes, les enfants, le bétail, tout ce qui sera dans la ville, tout son butin, et tu mangeras les dépouilles de tes ennemis que l’Éternel, ton Dieu, t’aura livrés. C’est ainsi que tu agiras à l’égard de toutes les villes qui sont très éloignées de toi, et qui ne font point partie des villes de ces nations-ci. Mais dans les villes de ces peuples dont l’Éternel, ton Dieu, te donne le pays pour héritage, tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire » (La Bible : Deutéronome 20:10–17).

« Maintenant, tuez tout mâle parmi les petits enfants, et tuez toute femme qui a connu un homme en couchant avec lui; mais laissez en vie pour vous toutes les filles qui n’ont point connu la couche d’un homme » (La Bible : Nombres 31:17–18).

« Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l'esclave meure sous sa main, le maître sera puni. Mais s'il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni; car c'est son argent. » (La Bible : Exode 21:20-21)

Notons que d'après ce livre, à lui seul Dieu est responsable de 2,3 millions de morts (10 pour Satan). Et je ne compte pas les gens morts, torturés, convertis de force (etc...) au nom du dogme véhiculé par ce bouquin. Je sais pas vous, mais moi je me dit que Game of Thrones à côté, c'est du Barbara Cartland. Pourtant, bizarrement, les gens du "Printemps Français" ne demandent pas qu'il soit retiré des bibliothèques celui-là...

On m'objectera, à raison d'ailleurs, que ce n'est pas ce livre qui a tué et torturé, mais bien des êtres humains l'ayant lu et interprété d'une certaine façon. Banco : arrêtons de prendre les livres pour ce qu'ils ne sont pas et les enfants pour des idiots! Pour les adultes, j'ai peur qu'il ne soit déjà trop tard...

mercredi 5 février 2014

Le syndrome du distributeur automatique

L'autre jour, je suis tombé sur cet article.
Vous commencez à connaître mon esprit mal tourné, moi c'est immédiatement cette image qui s'impose à mon esprit.
Y a une certaine ressemblance entre Homer et Michel Sapin non?
Force est de constater qu'à ce jour dans notre pays, le chômage est l'une des préoccupations majeures de la population et de ses dirigeants, en même temps que le principal fléau d'une société déboussolée (enfin, ça et Secret Story, soyons honnêtes). Et comme pour tout fléau, il faut bien trouver un bouc émissaire, lequel peut bien évidemment varier selon la sensibilité politique, l'âge, le sexe, et le nombre de verres d'alcool ingurgités au préalable. Quelques exemples de boucs émissaires en vrac :

► pour les "Luddites" : c'est la faute du progrès, les machines remplacent les ouvriers dans les usines!
"Je veux ta femme, tes fringues, ton job et ton salaire! Pronto!"
► pour les transhumanistes : c'est la faute des freins au progrès, qui empêchent d’innover tranquille
► pour l'extrême droite : le lobby gaucho-judéo-islamo-maçonnique
► pour la droite : le laxisme de la gauche au pouvoir à la solde des syndicalistes fainéants
► pour le centre : la fiscalité trop lourde due à une mauvaise gestion des finances publiques
► pour la "gauche" : l'intransigeance de la droite au pouvoir à la botte du MEDEF
► pour l'extrême gauche : le complot des patrons voyous néo-libéraux-capitalistes du Bilderberg de Davos
► pour le péquin moyen : ces faux-culs de politiciens-droite-gauche-tous-les-mêmes à la solde des chinois
► pour les médias US : le manque de libéralisme économique
► pour les médias cubain : l'excès de libéralisme économique
► pour les scientologues : les thétans qui euh... après avoir brûlé dans les volcans parasitent nos esprits
► pour les machos : les femmes qui travaillent au lieu de s'occuper des mioches
► pour les femen : l'oppression patriarcale catho-islamo-fasciste
► pour beaucoup de monde : la crise

"C'est pas moi, c'est lui!"
Le problème des boucs émissaires,  c'est que ça sert surtout à focaliser l'attention sur d'autres problèmes. D'ailleurs, ce sont souvent des partis politiques qui font ça, pour masquer leur incapacité à trouver une réelle solution au problème.

Comme vous avez déjà pu le constater, il m'arrive parfois de m'improviser sociologue de comptoir et de vous pondre une bafouille un peu acide sur certaines déviances de notre société moderne . Je vais donc chausser mes bésicles, bourrer ma pipe, enfiler ma veste en tweed et tenter une analyse pertinente au doigt mouillé.
Tout de suite, ça rigole moins.
Concernant les causes du chômage, honnêtement, je ne sais pas (mais ho bon hein! je ne suis que sociologue de comptoir, pas expert hein...), mais je doute fortement de la validité de celles que je viens de lister. A titre personnel, j'accuserais plutôt le syndrome du distributeur automatique.

Explication : dans ces magnifiques engins (également surnommés "bouff'sous" dans la famille Hérisson-Koala) tout va bien jusqu'au moment où, VANINA et l'obsolescence programmée aidant, le bidule tombe en panne, et refuse alors de laisser tomber ton sandwich Sepabo® poulet-aux-hormones/tomate OGM/pain suédois. Evidemment, la machine refuse aussi de te rendre tes sous, et tu as beau taper et secouer le bouzin, rien n'y fait, tu peux juste contempler ce fichu sandwich à travers la vitre, en train de te narguer en équilibre parfait au bord de son étagère.
Déjà, en soi, c'est vexant. Mais le pire, c'est que la seule rangée qui semble fonctionner normalement, c'est celle des sandwichs dégueux au concombre-de-mer/artichaud-curry/pain-de-seigle que personne ne prend jamais parce que c'est inmangeable... Bien sur, non seulement l'employé qui va venir (minimum 3 jours ouvrés plus tard) ne va pas débloquer le rail défectueux (il se contentera d'enlever le sandwich coincé), mais de plus, il aura rechargé les emplacements vides non pas avec le bon sandwich au poulet-aux-hormones, mais avec le vilain sandwich au concombre-de-mer (dont il faut bien écouler les stocks puisque personne n'en prend).
Concombre de mer.
Accessoirement, l'entreprise qui fournit les machines finira par augmenter les prix, sur la base du faible débit des sandwichs au concombre de mer qui finit par leur coûter cher en invendus périmés. Dans le pire (ou le meilleur?) des cas, le distributeur est purement est simplement retiré puisque jugé non rentable. Ça se tient : si les gens voulaient vraiment des sandwichs, ils prendraient ceux au concombre-de-mer...
L'idée de mettre un distributeur plus moderne et non défectueux et de le garnir avec des sandwichs nouveaux et originaux est rejetée par le CE : trop cher. Et trop risqué : mieux vaut rester sur les valeurs sure comme le concombre de mer-artichaud-curry (c'est surement bon pour la santé, les gens n'ont qu'à se forcer, non mais ho!).
Rhaaaaaa! Cumuuuuuuuk!
Le chômage, c'est pareil : tout allait bien jusqu'à ce que le marché de l'emploi se retrouve bouché dans certaines catégories. Résultat : les vieux qu'on a viré ne retrouvent plus de boulot dans ces branches là, les jeunes qu'on a formé à ces métiers non plus, et ceux qui sont entre les deux serrent les fesses au gré des plans sociaux qui se succèdent. Il reste bien un peu d'emploi dans certaines branches, mais ce sont souvent des métiers peu attractifs et/ou à faible valeur ajoutée et/ou à faible salaire et il faudrait idéalement former ces gens pour les reconvertir dans ces métiers qui ne leur plaisent pas/qu'ils sont incapables d'exercer/pas attractif/mal payés (voire tout ça à la fois). Quand à l'idée d'encourager la création d'entreprises innovantes et d'activités nouvelles : c'est niet! Déjà ça coûterait cher et les caisses de l'Etat sont vides, et ensuite mieux vaut ne surtout pas prendre de risques, ouhla, ça risquerait d'être payant. Non, on va plutôt mettre le paquet sur les sandwichs au concombre de mer les boulots à la con à faible valeur ajoutée, et mettre la pression sur les conseillers de Paul Emploi pour qu'ils fournissent de beaux graphiques power point avec moins de chômeurs dessus. C'est important les graphiques power point. Ils se débrouillent comme ils veulent (exemple : ranger les chômeurs dans un autre slide en fin de diaporama, les colorier en blanc pour qu'on ne les voit pas, etc...), mais il faut que les graphiques soient beaux et montrent une inversion de la courbe.

Tout ceux qui ont été chômeurs et eut affaire avec ce cher Paul Emploi (et ses Paulettes) sauront de quoi je parle : fort de ce soutien inconditionnel jusqu'au plus haut de l'Etat, cet organisme s'est dédié avec un dévouement qui force l'admiration, à briser toute velléité de tentative d'embryon d'espoir de s'en sortir pour ceux qui s'y rendent.
"Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir"
Ainsi, ce brave Paul a réussi l'improbable synthèse de la lourdeur administrative soviétique et du cynisme comptable néolibéral dans le traitement des dossiers de demandeurs d'emploi : l'inscription nécessite le remplissage de moult formulaires & dossiers afin de préparer le rendez-vous avec un conseiller (sic) qui ne daignera même pas jeter un œil sur ceux-ci –par manque de temps, ou d'envie, ou juste pour vous embêter– avant de vous inscrire d'office pour une formation à la rédaction de CV,  la gestion d'entretien d'embauche, ou le nouage de cravate. Et si vous avez le malheur d'avoir plus de 50 ans, il ajoutera d'un air maussade que de toutes façons vous avez peu de chances de retrouver un emploi (sous-entendu : "pas encore mort à votre âge?"). Qu'à cela ne tienne, vous vous dites que vous ne compterez que sur vous-même, que vous allez monter votre boite et que vous avez juste besoin d'une formation rapide à la création/gestion d'une petite entreprise? Fuyez pauvres fous!
A plus de 50 ans, Gandalf est bon pour un bilan de compétence suivi d'un stage de rédaction de lettres de motivations. En boucle.
Finalement, Paul Emploi, c'est un peu une halte-garderie : vous y déposez votre chômeur, et on l'occupe avec des travaux manuels (remplissage de CV, de dossiers de demande de formation, etc...) et des jeux (formation rédaction de CV, bilan de compétences, etc...) dans une ambiance chaleureuse, jusqu'à ce que vous le récupériez le soir.

Bon, je ne sais pas si on peut réformer le marché de l'emploi pour résorber le chômage, mais à mon avis, on peut déjà réformer ce cher Paul : quitte à subir le paradoxe du distributeur automatique, pourquoi ne pas remplacer Paul Emploi par une sorte de gros distributeur automatique de chômeur? Les patrons arriveraient, mettraient une pièce dans le bitoniaux (voir leur carte bancaire, soyons fous), sélectionneraient leur chômeur, et repartirait avec celui-ci sous le bras, avant d'enlever le blister de retour dans leur entreprise. Bon, évidemment, au bout d'un moment, y a des chances que le distributeur tombe en rade et refuse de délivrer le chômeur surdiplomé visé, au profit des chômeurs syndiqués en situation de handicap dont personne ne veut, mais bon, ho hein! C'est ça ou rien!