vendredi 27 juin 2014

Y'a toujours moyen de gratter un peu...

Aujourd'hui, nous allons évoquer l'un des pires cauchemars des parents. Et non, il ne s'agit pas de Justin Bieber ou Miley Cyrus.
La torture, c'est comme la drogue : c'est moche et ça fait dire des conneries.
Non, aujourd'hui nous allons parler d'un suceur de sang.
Choucroute-man aime ça!


Je veux parler de Pediculus Humanus Capitis. Autrement nommé poux de tête.

Avertissement liminaire : vous le savez sans doute l'évocation du bâillement a tendance à vous faire bailler vous-même.
Il parait qu'un bon bâilleur arrive à faire bâiller 7 personnes. Si vous venez de bâiller, vous avez perdu. Comptez-vous.
De la même façon, cet article est donc susceptible de déclencher des démangeaisons. On vous aura prévenu.

Pediculus représente la hantise de nombreux parents et enfants. Le milieux scolaire semble en effet fort propice à sa propagation, à croire que les conditions environnementales qui règnent dans les écoles sont idéales pour ce sympathique squatteur du cuir chevelu de nos adorables (ou pas) gnomes, ou du cuir (un peu moins parfois) chevelu de leurs respectables parents. Il parait en outre que la mode des selfies serait également vecteur de propagation. Je savais que les selfies c'était le mal incarné. Surtout avec duckface.

Il faut dire que Pediculus n'a pas très bonne réputation :
  • Il est souvent associer, à tord d'ailleurs, à un manque d'hygiène corporelle (je souhaite bon courage à ceussezécelles qui pense en venir à bout avec un vulgaire shampoing ordinaire).
  • Il démange (ce qui ne veut pas dire qu'il vomit)
  • Il est vecteur de la pédiculose du cuir chevelu
  • Il est moche (ne dit-on pas "laid comme un pou" ?)
    En même temps, comme le dirait Schwartzy, "t'as pas une gueule de porte-bonheur!"
  • Il est tenace et résistant, et il est notoirement difficile de s'en débarasser, tel Bruce Willis dans "Piège de Cristal"
    "Yippee-ki-yay, motherfucker!"
  • Il se multiplie à une vitesse affolante en pondant des œufs (appelés "lentes") pas comme Bruce Willis donc finalement, mais plutôt comme ça :
    "Yippee-ki-yay, motherfucker!"
Disons-le sans couper les cheveux en quatre tout de go : si on peut trouver sur internet de nombreuses méthodes pour se débarrasser de Pediculus, il n'existe pas vraiment de méthode au poil recette miracle. Les solutions qui paraissent trop faciles sont souvent tirées par les cheveux douteuses et peu efficaces, voire dangereuses.

Je vous propose donc un petit tour d'horizon des différentes techniques que l'on peut trouver :
  • Escouade de Space Marines + Sigourney Weaver : efficace, mais nécessite un générateur nucléaire en surcharge pour éradiquer la colonie, et un exosquelette de combat pour poutrer la reine.
    Peigne à poux du futur.
  • Traitement chimique insecticide (souvent à la pyréthrine, mais il y en a d'autres) : de moins en moins utilisé, car Pediculus y résiste de mieux en mieux. Ce qui n'est pas forcément plus mal : c'est un neurotoxique. D'origine naturelle (tiré d'une plante apparentée au chrysanthème), mais neurotoxique quand même. Certes ça pouvait sans doute tuer les poux, mais je ne suis pas super cool à l'idée de mettre un neurotoxique sur la tête de mes gnomes. En outre l'efficacité sur les lentes reste à prouver, ce qui veut dire que le traitement est à renouveler plusieurs fois. Notons que les labos produisant ces insecticides jurent leur grand dieu que les études (qu'ils ont commandité) ne montrent aucun début d'espèce de commencement de nocivité pour les enfants. T'as qu'à croire.
  • Traitement à la diméticone (ou diméthicone) : là on change de stratégie en passant à l'étouffement. Bin oui, comme tout un chacun, Pediculus a besoin de respirer. L'eau ne l'affectant pas (il sait faire de l'apnée), l'idée est donc de boucher ses orifices à l'aide d'un liquide gluant. Non je... non, pas de commentaire. Oh et puis zut : peut-être un début d'explication à la disparation progressive du morpion? En l'occurrence, on utilise donc la diméticone, un siloxane précurseur du silicone. Peut-être un début d'explication au succès de cette matière dans l'univers du porno? Le diméticone n'est pas un neurotoxique, il est d'ailleurs utilisé comme additif alimentaire sous code E900, dans le Caca Colé® Black par exemple. [Note de Papa Hérisson : attendez... sans déconner? Quelqu'un peut-il réussir à m'expliquer le cheminement de pensée de l'esprit tordu ayant eu l'idée absurde de coller le composant d'un PUTAIN DE SILICONE dans un truc alimentaire???? Même si aucune étude ne démontre sa toxicité, et je rappelle quand même que les silicones sont réputés cancérigènes, faut quand même avoir un pet au casque pour décider d'en mettre dans la bouffe non? A ce que je sache, l'organisme n'a pas besoin de cette substance.] On trouve du diméticone dans de nombreux shampoings ordinaires. Notons d'ailleurs que s'il bouche les orifices [NdPH : je vous jure, je n'y suis pour rien] de Pediculus, il a aussi tendance à boucher les pores de la peau, ce qui peut rendre le cheveux sec (bin oui, le sebum qui protège naturellement le cheveu ne peut plus s'écouler) et générer des pellicules. Problèmes pour lesquelles on vous vendra un magnifique shampoing antipelliculaire, un après shampoing pour cheveux secs, etc... le tout pour la modique somme d'un bras. C'est-y pas beau? Naturellement, c'est sans efficacité sur les lentes, il faudra donc renouveler le traitement.
    Vas-y Jean-Claude, y a un filon là!
  • Utilisation d'huiles naturelles (coco, olive...) : même principe que ci-dessus, on étouffe la bête. Mais avec des produits naturels qui font des beaux cheveux qui se démêlent bien. A vous de voir... Notez cependant que cela n'aura pas d'effet sur les lentes, ce qui nécessitera de renouveler l'application tous les 5 jours environ, le temps qu'elles éclosent.
  • Traitement à base d'huiles essentielles : le lavandin est souvent cité. Et alors là, je dis ATTENTION. On peut lire ici qu'un docteur nous dit "Les huiles essentielles pures sont très toxiques [...]" [NdPH : ce même docteur ne prend d'ailleurs pas les mêmes précautions vis à vis des traitements à la pyréthrine, dont il se contente de dire qu'ils ne sont plus efficaces, et des autres traitements chimiques dont il signale seulement que les poux commencent à y devenir résistant... pourtant ce sont bien tous des neurotoxiques, donc également toxiques si utilisés purs et à haute dose. Bref.] Bin oui mon pote, utilisées pures, la plupart des Huiles Essentielles (HE) sont toxiques. C'est pas un scoop en même temps : pour faire un petit flacon,  il faut l'équivalent d'un champ de fleurs. Il ne vous viendrait pas à l'idée d'essayer de tuer vos poux en vous plongeant dans 1,5 t de fleurs de lavandin non? Au passage, veuillez noter que le terme "chimique" est galvaudé, car souvent utilisé pour désigner un produit de synthèse, or techniquement, toute substance est chimique, fut-elle naturelle. Les HE sont donc bien des substances chimiques, naturelles, contenant de nombreuses molécules (cétones, aldéhydes, cycles aromatiques, acides aminés, etc...) dont certaines peuvent être toxiques. Alors les HE, dangereuses et inefficaces ? Ni plus ni moins que les substances chimiques de synthèse je dirais. C'est d'abord une question de dose, et ensuite une question d'utilisation.Il est important de consulter un professionnel : pharmacien (mais ils ne sont pas tous au taquet sur les HE), naturopathe, ou même idéalement aromathérapeute dont c'est la spécialité, qui seul pourra vous conseiller une posologie et un dosage adaptés. J'ajouterais que contrairement aux traitements de synthèse qui ne contiennent souvent qu'un seul principe actif avec des adjuvants neutres (ou pas), la multiplicité des molécules présentes dans les HE peuvent créer des synergies très intéressantes, et qui réduisent les éventuels effets secondaires. On recommandera toutefois la prudence, car si les HE de bonne qualité sont parfaitement chémotypées (on sait exactement quelles molécules elles contiennent), ça n'est pas toujours le cas des HE bas de gamme. Encore une fois, le mieux est de consulter un naturopathe ou un aromathérapeute. Alors OUI, les HE peuvent être dangereuses, mais pas plus que d'autres substances si bien utilisées. Elles devront TOUJOURS être utilisés DILUEES, dans une huile neutre (olive, coco, sésame...) et pas dans l'eau, puisqu'une huile essentielle, ne se dilue pas dans un liquide aqueux (merci captain Obvious). Dans le doute, des traitements antipoux tout prêts à base d'HE existent dans le commerce : ils présentent l'avantage d'être déjà dosés idéalement.
  • Rinçage au vinaigre : encore ici, notre bon docteur indique que "les spécialistes le déconseillent". Ah bon. Première nouvelle, puisque je n'ai trouvé aucune source en ce sens. Au contraire, plusieurs sources affirment que le rinçage au vinaigre (dilué tout de même) serait plutôt bénéfique, ce que je vous confirme pour le pratiquer à titre personnel. J'ignore si les vertus antipoux qu'on lui prête sont réelles, en revanche c'est effectivement bon pour le cuir chevelu. On privilégiera du vinaigre de cidre :  environ une cuillère à soupe dans 500mL d'eau (dans lequel on pourra ajouter une ou deux gouttes d'HE d'Ylang-ylang pour l'odeur et les propriétés bénéfiques pour les cheveux [NdPH : en plus, c'est aphrodisiaque]. Il conviendra alors d'agiter vigoureusement avant usage afin de créer une émulsion, puisque je rappelle que ça ne se diluera pas dans l'eau. Suivez un peu). Un verre de ce mélange à chaque lavage de cheveux suffit. L'odeur n'est pas désagréable, et de toute façon elle persiste très peu. De surcroit, le pH obtenu est proche de celui naturel du cuir chevelu, ce qui permet de réguler en douceur les sécrétions de sebum (le truc qui rend les cheveux gras, mais qui les protège aussi). Et en plus mesdames messieurs, c'est pas tout : c'est peu coûteux, naturel, et non polluant. On dit merci qui?
  • Bicarbonate de soude : très présent dans les placards des foyers écolo-bio, tout comme son pote le vinaigre, il permettrait de décoller les lentes, ce qui est bien urbain de sa part convenons-le. On en utilisera une cuillère à soupe environ, dilué (enfin disons mélangé car ça se dilue assez mal) dans un peu d'eau. Utilisez un bicarbonate alimentaire (moins d'impuretés) et assez fin, de sorte que la poudre soit en suspension dans l'eau, sinon vous allez vous faire un peeling du crâne. On notera fructueusement que la friction au bicarbonate suivie du rinçage au vinaigre ci-dessus remplace avantageusement l'utilisation d'un shampoing du commerce. Cette technique est d'ailleurs connue sous le sobriquet de "no-poo" (pour "no-shampoo" bande de margoulins, ne pensez pas tout de suite à des trucs crades!). Si vous êtes intéressé par le no-poo, vous pouvez en apprendre plus sur l'excellent blog d'Antigone XXI. Avantages : vos cheveux sont plus doux, soyeux, se démêlent mieux, et vous avez moins de pellicules, ce que ne permettent pas les shampoings classiques, fussent-il antipelliculaires (et je parle en connaissance de cause). Et là encore, c'est naturel, pas cher et non polluant. Si en plus ça décolle les lentes...
  • Peigne à poux : incontournable. Ici on utilise une stratégie mécanique contre Pediculus : un peigne aux dents rapprochées à passer sur chaque mèche de cheveux pour piéger poux et lentes avant de les écraser sauvagement entre deux ongles, ou de les cramer haineusement tels des prêtres de la sainte Inquisition faisant une descente Hellfest, à l'aide d'un peigne à poux électrique. Sans doute l'une des techniques les plus efficaces, mais si un seul couple de Pediculus en réchappe, tout est à refaire dans les jours qui suivent.
  • Rasage (également nommé "opération boulazéro") : puisque Pediculus s'accroche aux cheveux et se planque dedans, l'idée consiste à supprimer son habitat naturel en  rasant la tête. C'est peu ou prou la technique tentée par les américains au Vietnam, en balançant des tonnes d'agent orange (rien à voir avec l'opérateur téléphonique, c'est une cochonnerie de Monsantox™) sur la forêt vierge pour déloger les vietcongs qui s'y planquaient, sans grand succès manifestement (il convient cependant d'admettre qu'il restait encore une importante surface forestière... nul doute que si le pays avait été transformé en désert complet, ça aurait fonctionné). Objectivement, c'est certainement la seule technique qui soit à la fois rapide et 100% efficace (la preuve, ça fonctionne sur Phtirius inguinalis, le cousin de Pediculus, en raison de cette mode un peu absurde de l'épilation pubienne intégrale). En revanche, c'est un peu extrême pour ceux qui tiennent à leur tignasse. A utiliser en dernier recours, quand le reste a échoué donc. Remarque : le point commun entre Lex Luthor, les skinheads, et les petits leucémiques est donc d'être immunisés contre les poux.
    Bruce aussi est immunisé. Et en plus il passe son temps à sauver le monde. Quand je vous disais que c'était un dur à cuire.
  • Laque pour cheveux : outre le fait que les laques contiennent quantité de saloperies, peut-être nuisibles aux poux mais ça reste à prouver, l'idée est ici plutôt de les immobiliser, tel un panzer dont on aurait cassé les chenilles, avant de les viander sauvagement au peigne à poux. Inefficace sur les lentes.
  • Gel pour cheveux : comme ci-dessus, mais en gel. Double avantage, ça peux aussi les tuer en les étouffant comme les huiles et le diméticone, puisque là aussi ça va boucher leurs orifices. Et puis franchement... vous avez déjà vu les coiffures improbables dans les pubs pour le gel? Moi je serais Pediculus, je serais mort de honte de me balader dans un truc pareil, et je mettrais les voiles fissa.
    On dit que le ridicule ne tue pas. La lapidation si.
  • Teinture pour cheveux :  l'ammoniac et autre cochonneries qu'elles contiennent bien souvent peuvent effectivement être nuisibles pour les poux sur le moment. Mais ça n'empêchera leur retour (lentes) et je vous laisse imaginer le bien que ça doit faire à votre cuir chevelu. Mais c'est vous qui voyez.
  • Prière : special tribute to Titine Boutin. Ah ah ah! Non je déconne. Bon, évidemment, rien ne vous empêche de prier votre (ou vos) dieu(x), mais honnêtement, à supposer qu'il(s) existe(nt) et qu'il(s) ai(en)t quelque chose à carrer de vos prières, il(s) aurai(en)t déjà commencé par ne pas créer le pou, où ne pas vous en filer vous ne croyez pas?
    Owned!
  • Jus d'oignon : les sécrétions à base de soufre contenues dans l'oignon [NdPH : oui, je sais, entre les orifices, les liquides gluants, le silicone et les sécrétions dans l'oignon cet article part vraiment en sucette... y a des fois comme ça...] seraient nuisibles à Pediculus sans l'être à nos cheveux. C'est possible, mais avoir une chevelure qui fait pleurer pendant des jours, ça n'envoie pas du rêve. Honnêtement, je n'ai pas testé et je ne pense pas le faire. Pour autant, si c'est avéré, cela confirmerait la place de choix de l'oignon dans la boite à pharmacie du parent écolo-bio-nature-DIY (mais j'aurai l'occasion d'y revenir dans une prochaine note).
  • Traitement antipuces pour animaux : on trouve parfois (rarement heureusement) ce conseil. Sachant que c'est encore un neurotoxique, et que moi j'hésite même à en mettre à mes chats (que j'ai pourtant envie d'empailler), vous imaginez bien que ça n'est pas pour en mettre aux gnomes. A proscrire absolument vu la dangerosité de cette méthode (dont l'efficacité n'est, du reste, pas prouvée).
Cette liste est non-exhaustive, mais je pense avoir couvert la majeur partie des techniques proposées. Soyons honnête, à part la boulazéro, aucun technique n'est efficace à 100% et ceussezécelles qui ont déjà combattu Pediculus savent à quel point il faut être tenace pour en venir à bout.

Pour l'heure, la meilleure stratégie que j'ai trouvé est un combo en 7 étapes (comme les 7 mousquetaires et les 7 doigts de la main) :
  1. peigne à poux, pour dégrossir
  2. huiler copieusement la tête des gnomes avec de l'huile de coco (et quelques HE idéalement dosées [NdPH : merci à maman Koala qui est naturopathe]), ce qui a temporairement valu aux gnomes les surnoms de 'Tite huile & Gominé (c'est bon Lise? Je peux l'avoir mon tampon du "club des parents indignes" maintenant? Edit : ah bin oui... Merci Lise!)
    Si si, ils sont ravis je vous assure!
  3. peigne à poux, pour enlever les bestioles mortes étouffées
  4. shampoing bio tout doux au lavandin pour dégraisser
  5. no-poo (bicarbonate en friction + rinçage à l'eau claire + rinçage au vinaigre)
  6. peigne à poux pour enlever ce qui reste
  7. Non mais!

P.S. : avec l'arrivée des vacances d'été (même si moi je ne suis pas en vacances) je vais sans doute ralentir un peu le rythme de publication ou poster des articles plus courts et plus légers. L'occasion aussi d'alimenter un peu mon blog de dessins (l'été est la saison idéale pour dessiner des madames toutes nues non?). De toutes façons, je me doute que la plupart d'entre vous aura autre chose à faire qu'à glander sur internet, hum?

Pour les plus accros, je rappelle que vous pouvez aussi suivre mes conneries sur Facebouc® et Touiteur® (voir menu de droite). Il m'arrive d'y mettre des bêtises inédites.

Et  un dernier article un peu costaud la semaine prochaine (si tout va bien et que Blogger ne trash pas mon brouillon comme c'est arrivé avec cet article ci)  avec quelques trucs et astuces bien pratiques pour les vacanciers! Ne le ratez pas si vous partez bientôt.

mercredi 18 juin 2014

Les antipsychotiques, c'est pas automatique!

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, je vais vous évoquer un coup de cœur. Mais comme je sens déjà poindre votre déception, fidèle à ma réputation de hérisson ronchon, il sera donc accompagné d'un bon coup de gueule. Il faut ce qu'il faut.

Aujourd'hui, je vais donc vous parler d'un livre que je viens de lire. Pour mes lecteurs/trices les plus jeunes et les moins au fait des cette technologie antédiluvienne, je rappelle qu'un livre est une sorte de "blog" dont le texte et les illustrations sont "imprimés" sur du "papier". Le tout vendu à prix modique dans une librairie (version analogique du site J'metsmazone™ ), ou disponible de façon plus ou moins gratuite dans une "bibliothèque" (sorte de vaste serveur peer to peer analogique). Pour schématiser, le livre est à la diffusion massive de la connaissance entre le XVIème et le XXème siècle ce qu'internet est à la diffusion massive spam de l'information au XXIème siècle.
Il existe évidemment des livres de toute sorte. Pour l'exemple :
  • les autobiographies : équivalent antique du skyblog, les fautes d'orthographe en moins
  • les romans de science-fiction : ancêtres des pages internet des partis politiques
  • les fictions historico-ésotériques (style Da Vinci Code) : versions primitives du site du Point
Et puis, il y a les livres documents. Et c'est à cette catégorie qu'appartient mon coup de cœur d'aujourd'hui : "Médicaments effets secondaires : la mort" de John Virapen (traduit en français par le Pr. Even) aux éditions Cherche Midi (je précise que je n'ai aucun lien avec l'auteur, le traducteur, ou l'éditeur : ce billet n'est pas sponsorisé).
Déjà, la couverture n'est pas angoissante du tout, non...
A l'image d'Edouard Snowden, John Virapen est un "lanceur d'alerte". Il a été pendant plusieurs années le dirigeant de la branche suédoise des laboratoires pharmaceutiques Eli Lilly (distributeur du célèbre Prozac®), et ainsi à la fois acteur et témoin privilégié des pratiques scandaleuses des laboratoires pharmaceutiques (et pas que Lilly). Arrivé en fin de vie, et inquiet pour l'avenir de ses enfants (dixit lui-même), Virapen a décidé de devenir un repenti, et de dénoncer ce système pourri. Et ça n'est pas un hasard si c'est le professeur Even qui a décidé de le traduire dans la langue de Molière : ce médecin français est célèbre pour ses prises de position contre le lobby pharmaceutique.

Virapen évoque longuement les cas de plusieurs médicaments produits par Lilly, dont le fameux Prozac®, en évoquant le rouleau compresseur mis en place par le labo pour obtenir les AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) auprès des autorités de santé de plusieurs pays, quitte à mentir (études biaisées, leaders d'opinion manipulés), cacher des informations (effets secondaires graves, efficacité très discutable), corrompre pour y parvenir. Et selon Virapen, ces pratiques condamnables sont généralisées. Tout cela dans le but de gagner un maximum d'argent. Et l'argent, l'industrie pharmaceutique (retour moyen sur investissement : 20%! Mieux que les banques, les assurances, et les compagnies d'armement.) n'en manque pas pour étouffer des affaires qui pourraient alors remettre leur business en cause. Juste pour l'exemple, les 5 premières compagnies pharmaceutiques cumulent une valorisation boursière totale avoisinant les 1000 milliards de dollars en 2013. Juste les 5 premières.

Ce livre fait littéralement froid dans le dos. C'est bien simple, j'en ai fait des cauchemars. Pas pour moi : pour mes enfants. Pour nos enfants. Car, et c'est probablement la révélation de ce livre qui est la plus effrayante, l'industrie pharmaceutique à découvert un nouveau marché potentiel énorme : les enfants. Vaccins divers et variés (utiles ou non), traitement de l'hyperactivité, du déficit de l'attention ou autres pseudo-pathologies plus ou moins inventées pour l'occasion : tout est bon pour fourguer aux parents inquiets/débordés/épuisés des pilules magiques (et coûteuses!) censées résoudre tous leurs problèmes.
Et ça ne date pas d'hier...
Ritaline®, Strattera®, et autres psychotropes aux effets secondaires terrifiants (et dissimulés par les labos) ont permis à cette industrie d'engranger des dizaines de milliards d'euros. Souvent au frais des systèmes de Sécurité Sociale des différents pays. Et à quel prix en effets secondaires à court, moyen, ou long terme ? Combien de gosses, qui n'étaient guère plus "hyperactifs" que ceux des générations antérieures, ont fini par se suicider, l'esprit embrumé par des médocs? Combien, devenus accro à ces drogues légales, ont basculé dans la toxicomanie? Combien ont développé des pathologies iatrogènes qui devront à leur tour être traitées, souvent à vie, par d'autres médocs (diabète, maladies cardiaques, et j'en passe) ?

Vous voulez savoir le pire dans tout cela ? C'est que depuis le livre de Virapen (paru il y a déjà quelques années à l'étranger), quasiment rien n'a changé.
La preuve? Mediator®, pillules contraceptives de 3ème et 4ème génération, Diane35®, Gardasil®... vous en voulez d'autres?

En fait, pour les labos, tout ça ressemble à une partie de Monopoly® géante :
Dans ce jeu, il n'y a que des gagnants. Enfin, du côté des labos.
Déroulement d'une partie :
► Le joueur n° prend le pion Pfinofi-Advenmerck™.
► Après avoir acheté les 3 terrains d'une zone de diffusion(Autorité de santé, médias et décideurs politiques), Pfinofi-Advenmerck™ commence à construire une maison fabriquer une molécule de médoc. Disons un truc contre les hémorroïdes buboniques de Zanzibar (une maladie assez rare).
► L'achat de Tests cliniques trafiqués en Chine lui permet de publier des études valorisantes pour la molécule, alors même que celle-ci montre des effets secondaires.
Caisse de Sécurité sociale : "Vous parvenez à corrompre un expert mondialement reconnu, vous obtenez automatiquement une AMM"
La maison est construite La molécule est mise en vente, mais rapporte peu : la maladie est peu fréquente.
Chance : "Parmi les effets secondaires, le médicament provoque une perte de poids sévère. Vous pouvez truster les médecins grâce à vos visiteurs médicaux pour les encourager à prescrire hors AMM (donc hors remboursement) ce médicament comme coupe-faim aux personnes voulant maigrir." Votre maison devient un hôtel molécule pour soigner le trou de balle devient un best-seller contre l'obésité.
► Vous passez par la case Départ (fin de l'exercice pour l'année fiscale et boursière en cours), vous touchez 3 milliards de dollars de bénéfices.
Chance : "Le médicament a tendance à provoquer le diabète. C'est cool, vous pouvez donc aussi vendre des médocs contre le diabète. Construisez un deuxième hôtel un second médicament best-seller. Doublez vos gains."
Procès : Pas de bol, un journaliste trop curieux aidé d'un lanceur d'alerte prévient la population des risques de votre médicament. Scandale, procès. Vous êtes condamné à une amende record de 500 millions de dollars. Vous rigolez :  ça représente moins de 5% de ce que le médoc vous a permis de gagner.
► Vous modifiez légèrement la molécule, falsifiez un nouveau test et sortez un nouveau médicament réputé encore mieux que le précédent. C'est sur qu'il est mieux :  en plus du diabète, il a tendance à rendre dépressif. Vos ventes d'antidépresseur s'envolent.
► La boite de jeu ne contient plus assez de billets pour chiffrer vos revenus, la partie s'arrête.

Bien sur, ceci est une fiction : les hémorroïdes buboniques de Zanzibar n'existent pas. Enfin bon... méfiez-vous quand même si vous voyez passez une campagne d'information (financée par les labos sans aucune arrière pensée) sur le dépistage encouragé pour le Trouduculus Bubonicus Bacillus...
Attention, la mort peut vous tuer d'un arrêt de la vie. Vous êtes peut être porteur, faites vous dépister.

Le véritable pouvoir de cette industrie, c'est qu'elle joue sur la peur! La peur de tomber malade, la peur de mourir, la peur de souffrir. Et tels des messies, les labos vous proposent de merveilleux cachets censés tout résoudre. Et en plus, ils sont soutenus par les politiques (manipulés ou issu du sérail des labos), et des autorités de santé qu'ils désinforment à l'aide d'études biaisées qu'ils ont eux-même financés.
"Si vous ne vous faites pas vacciner, vous allez mourir!!!"
Vous vous dites que je vire conspirationniste?  Qu'il ne me reste qu'à écrire une note sur le 11 septembre pour me ranger au rang des cinglés qui voient des complots partout? Je vous invite à relire cette note sur le principe de biscotte de papa Hérisson : je ne crois pas à une main occulte qui tire les ficelles dans l'ombre dans un but mystérieux, ourdissant des plans savamment calculés pour diriger le monde. Par contre, un ensemble d'actions illégales et dangereuses sous couvert d'une bêtise crasse doublée d'un appât du gain inextinguible, ça je n'ai aucun mal à y croire. Et en la matière, la quantité d'argents brassée permet d'envisager toutes les malversations possibles. Le pire est qu'il n'y a aucun dessein d'ensemble : tout cela n'est que le résultat de la somme des cupidités individuelles de l'ensemble des acteurs de la chaîne de soin.

En synthèse :
  1. Les dirigeants des labos sont rarement des médecins ou même des scientifiques. Ce sont des commerciaux, des administrateurs financiers. Leur but n°1 n'est pas la santé de la population, mais l'augmentation des revenus de l'entreprise, et de leurs propres revenus et dividendes.
  2. A cet effet, ils ont totalement désengagés les laboratoires de la recherche (trop coûteux et aléatoire) : ils se contentent de racheter/breveter des molécules issues de la recherche publique, ou de quasi-copier des molécules anciennes (ce qui permet d'obtenir un nouveau brevet, sans modifier sensiblement les effets du produit et sans augmenter les coûts de production). Au passage, saviez-vous que certains médicaments étant vendus plus de 600 fois leur coût de production? No comment.
  3. Malheureusement, ces molécules présentent généralement des effets secondaires, parfois sérieux, sans forcément traiter la maladie visée de façon efficace. Mais abandonner cette molécule, en développer une nouvelle et la tester à nouveau prendrait trop de temps :  le temps c'est de l'argent. Beaucoup d'argent.
  4. De ce fait, les essais cliniques sont systématiquement biaisés, falsifiées et/ou présentés de façon trompeuse dans le but d'obtenir rapidement les fameuses AMM. Si nécessaire, les experts et les membres des commissions des autorités de santés sont "incités" (via des cadeaux, des voyages, des "subventions" de recherche, des contrats, etc...) à valoriser le médicament.
    Vous me ferez trois pater, deux ave, et vous me prendrez un comprimé avant chaque repas.
  5. Afin de générer un marché suffisant, les laboratoires peuvent inventer de nouvelles pathologies (des maladies qui n'existent pas vraiment) ou jouer sur la crainte de certaines existantes (on va parler de pré-diabète, de pré-hypertension...) à coup de campagnes anxiogènes afin de fourguer un médoc sans utilité/pas véritablement efficace/très cher (voir tout ça à la fois).
  6. Pour garantir des ventes en nombre, on va multiplier les campagnes "d'information santé" auprès du public (encourager les dépistages, alerter sur une maladie méconnue, informer en jouant sur la peur), les émissions de télé anxiogènes sur des pathologies finalement peu courantes, et les médecins vont recevoir moult visites de représentants des labos, les bras chargés de cadeaux.
  7. Si des effets secondaires fâcheux génèrent de nouvelles maladies chez les patients traités : c'est tout bénéf, ils devront se soigner avec de nouveaux médocs.
  8. En cas de révélations d'un effet secondaire néfaste : le labo niera en bloc avoir eu connaissance de ces agissements et de ces effets (pipeau puisque parfaitement référencés dans les documents internes) et évitera un procès qui pourrait révéler ces pratiques courantes, en passant des accords financiers avec les parties civiles. Au besoin, on mettra tout sur le dos d'un lampiste qu'on accusera d'avoir falsifié les résultats et trompé le labo.
  9. Afin de conserver la mainmise sur le tarif d'un médicament, qui peux devenir un générique au bout de 10 ans lorsque le brevet tombe dans le domaine publique, on  produira régulièrement un nouveau médicament, quasi-copie (quelques atomes qui changent) du précédent, que le service marketing parera de toutes les vertus, et qu'on prétendra bien plus efficace que le précédent alors qu'il n'en est rien.
  10. On dénigrera systématiquement les médecines alternatives et les remèdes naturels ou anciens, même/surtout s'ils ont fait leurs preuves : ces remèdes sont rarement brevetables, ça ne générerait aucun revenu conséquent. 
Pourtant, comme le répète le professeur Even tout au long du livre, les laboratoires pharmaceutiques auraient leur utilité : eux-seuls savent aujourd'hui transformer une molécule intéressante isolée par la recherche en médicament utilisable. Si seulement cela était fait de façon sérieuse au lieu d'une recherche mortifère de profit maximum... Le problème n'est pas dans l'existence même de ces laboratoires, il est dans les dérives dans lesquelles ils ont sombré.

Tout est-il vrai dans le livre de Virapen? Peut être pas. Mais même si seulement la moitié de ce qu'il dit est vrai, c'est déjà suffisamment grave pour s'en inquiéter. Et malheureusement, les scandales récents ne laissent guère planer de doutes sur la véracité des propos tenus dans ce livre. Alors voulons-nous que nos enfants deviennent des zombies shootés aux psychotropes légaux? Voulons-nous être rester des cobayes pour l'industrie pharmaceutique? Continuerons nous d'accepter que les labos se gavent du fric des organismes de sécurités sociale? Notre fric! A vous de voir, mais réfléchissez-y la prochaine fois que vous prendrez un cachet...

dimanche 15 juin 2014

C'est l'occasion qui fait le darron!

S'il y a bien une chose dont je suis sur, c'est que je te dois beaucoup, aussi pour l'inné :

  • début de calvitie
  • astigmatisme
  • organisme robuste
  • squelette solide
  • habileté manuelle
que pour l'acquis :

  • caractère de cochon hérisson
  • propension à croire que j'ai toujours raison, même si ça n'est pas le cas
  • respect des autres et de leurs différences, valeurs humanistes
  • fidélité à ses valeurs
  • goût pour la lecture
On se ressemble (bien plus que je ne crois parfois) même si on est différents. On est pas toujours d'accords, mais tu as souvent parfois raison. Je sais que j'ai dû t'en faire parfois baver quand j'étais petit, et je comprend , à présent que je suis moi-même père, à quel point les enfants sont parfois ingrats. Mais si je suis aujourd'hui papa –un bon papa je l'espère– c'est aussi grâce à toi qui me sert de modèle. Et tu t'es montré un excellent modèle.

Je t'aime Papa.

Mais ce que je suis aujourd'hui, je ne le dois pas qu'à toi. Car pour faire un enfant, qu'on le veuille ou non, il faut bel et bien un papa et une maman d'une façon ou d'une autre. Toi aussi maman, je te dois beaucoup, pour l'inné :

  • myopie
  • maladresse naturelle
  • odorat développé
  • vivacité d'esprit
  • agilité
et pour l'acquis :

  • une certaine crédulité parfois
  • une forme de misanthropie
  • cette volonté de toujours chercher à comprendre, sans se contenter des affirmations des uns et des autres
  • l'altruisme
  • l'humour
Pour tout ça, et pour beaucoup d'autres choses :

Je t'aime maman.*

Et comme sans vous je ne serais pas un papa ce jour :

Je vous aime mes gnomes!
Et je t'aime ma chérie!*

* parce que ça n'est pas parce que c'est la fête des pères, que les mères ne doivent pas être à l'honneur aussi!

vendredi 6 juin 2014

3 sera le nombre que tu compteras!

Il y a quelques temps de cela, la blogueuse Lise Desportes (qui tient l'excellent blog illustré Liliaimelenougat) a lancé (ou relancé) une polémique dans laquelle la violence des débats à relégué la question du Mariage pour tous au rang de banaledispute de cour de récré.
D'un autre coté ça n'était guère difficile puisque cette question était effectivement du niveau d'une dispute de cour de récré, avec des arguments du style :
–T'as pas le droit de te marier avec un autre garçon/une autre fille!
–Et pourquoi?
–Parce que!

Mais revenons à nos moutons.
Le débat initié par Lise était en train de tourner court, et une nette majorité se dégageait en faveur du 2 au détriment du 1. Mais vous commencez à me connaître, je suis plutôt du genre iconoclaste. Je ne pus donc m'empêcher d'intervenir dans le débat en jetant un pavé dans la mare :  3, ni plus ni moins. Je sais, c'est un parti pris audacieux quand on sait que cette question n'est peut être pas étrangère à pas moins de trois guerres entre la France et l'Allemagne, dont deux virèrent au conflit mondial. D'un autre côté, comment ne pas en vouloir à une nation capable de produire ceci :
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Je crois sincèrement qu'il est vital de défendre farouchement ses valeurs dans un tel débat, et de faire triompher le bon sens et le bon goût contre l'obscurantisme. Alors oui, je maintiens mon affirmation : pour faire un bon hachis Parmentier, il faut faire 3 couches. Même les livres sacrés le disent :

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La présente note est donc destinée à appuyer mon propos en vous présentant des arguments sérieux. En l'occurrence amis lecteurs, je vais vous révéler un secret qui ne se transmet dans la famille Hérisson que de père en fils, par une nuit de pleine lune au pied d'un chêne millénaire.
Bon, pour le problème de filiation, je ne peux pas faire grand chose hein...
Mais comme je ne peux pas décemment trahir ainsi un secret de famille, la recette que je vais vous présenter est en fait une variante :
Le Hachis Parmentier de Patate Douce

Testée avec succès chez nous, cette recette aussi saura régaler vos papilles. Voyons donc ce qu'il nous faut pour la réaliser.

Ingrédients (pour 6 personnes)
  • pleine lune (facultatif)
  • chêne millénaire (facultatif)
  • fils (facultatif)
  • 1kg de patates douces
  • 600g de viande de veau (ou d'autre chose, mais le veau se marie bien avec la patate douce)
  • 100g de mimolette + rappe à fromage
  • sel, poivre, épices, ail, échalotes, fines herbes et persil frais
  • huile d'olive
Outre son goût légèrement sucré, qui rappelle un peu la carotte, la patate douce est un légume très intéressant sur le plan alimentaire et diététique. Elle possède en outre un meilleur rendement que les céréales en culture, et ses feuilles peuvent être également consommées comme des épinards, contrairement à celles des pommes de terre qui sont toxiques. Il parait en plus que c'est assez facile à repiquer pour en produire dans son jardin... faudra que je teste.
Préparation (environ 1h)
  • déshabiller et laver les patates douces : c'est comme les gnomes, comme elles ont joué dehors, elles sont un peu crades
    La photo ne rend pas justice à la belle robe orange de la patate douce.
  • les débiter en petites dés et leur proposer un sauna gratuit pendant environ 20 minutes
    Au cuit-vapeur, ou à la cocotte hein... pas de préférence.
  • pendant ce temps, se débarrasser du cadavre planqué chez vous hacher votre viande si elle ne l'est pas
    Bon là c'est du porc et non du veau. C'était moins cher. Mais ça fonctionne tout aussi bien.
  • hacher une échalote (deux si elle sont petites) et deux gousses d'ail. Les échalotes vont tenter de vous tirer des larmes pour vous apitoyer : restez fermes! Sinon c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres.
    Passé au hachoir à viande.
  • couper fines herbes et persil. Non, aucune blague, ça serait un peu facile...
  • dans un wok ou un fait-tout, faire revenir la viande avec l'ail et l'échalote dans un filet d'huile d'olive : attention à ne pas la faire trop cuire : elle doit être encore rosée car elle terminera sa cuisson dans le plat. Y adjoindre les fines herbes et le persil. Saler et poivrer. Ajouter quelques épices à votre goût. Pour résumer : une ambiance chaleureuse, de la viande fraiche, des trucs qui piquent les yeux, de l'herbe et des poudres diverses... ça doit ressembler à ce qui passe dans l'autocar de tournée de Justin Bieber.
    A ce stade de la préparation le degré de cuisson doit être : "juste pas assez cuit".
  • passer les patates douces au presse purée. Vous pouvez y ajouter un petit peu de lait, ou de lait végétal, mais ça n'est pas obligatoire.
    Opération : Presse-Purée!
  • dans votre plat, disposer une première couche de purée
  • disposer une couche de viande
  • disposer une seconde couche de purée
  • rapper la mimolette et la disposer en surface
    Non toujours pas de chatons dans mes gifs animés. Mais vous pouvez imaginer que la viande hachée est du chaton si ça peut vous faire plaisir...
  • enfourner à 180° (thermostat 6) pendant environ 25 minutes
Nous avons donc bien trois couches! Cette disposition permet à la viande de rester tendre, et de ne pas se dessécher, tout en permettant aux arômes des herbes et épices de se diffuser de façon optimale. Et ça, c'est le secret d'un bon hachis parmentier.