jeudi 15 février 2018

QI ou cru?

"–Moi je crois qu'il hiberne...
–T'es sûr? C'est pas dit... p'têt qu'il fait semblant et que d'un coup, bim! Il va nous sauter dessus! On peut pas être sûr...
–Maiiiis non! Il hiberne j'te dis! C'est la saison après tout! T'as qu'à voir, ça fait combien de temps qu'il a pas moufté? Un mois? Deux? P'têt même qu'il est clamsé, va savoir...
–Remarque... t'as raison... il a pas l'air frais quand même... touche le pour voir?
–Moi? Et pourquoi toi tu le touche pas?
–C'est ça! Et là il me fait le coup du zombie mort vivant, il se relève, et il me bouffe! Merci bien!
–Pfff, tu racontes n'importe quoi! Les zombies c'est que dans les films et les séries!
–Bin dans ce cas, pourquoi t'as peur de le toucher?
–Mais euh j'ai pas peur!
–Ah ouaih? Prouve le alors!
–Mais ouaih, mais carrément...
–Bah vas-y!
–Ouaih ouaih, je vais le faire... d'façon, j'risque rien hein... suffit de le voir, il est tout pâle, c'est clair qu'il est carrément décédé! Allez zou, je le touche!
*tâte* *tâte*
–Greuuuuuuh!
–AAAAAAAAAAAAAAH!
–AAAAAAAAAAAAAAH!
–Teuheu! Teuheu! Purée! Mais... teuheu... ça va pas de me réveiller pendant que je roupille? Bon sang, on peut même pas siester tranquille pour se remettre de sa grippe sans que des p'tit cons viennent vous casser les testiboules! Feriez-mieux d'aller à l'école! Ça vous instruirait! Rhaaaa, fait ch..."
Rhaaa, fichue grippe! Atchoum! Teuheu!

Bon, puisque je suis réveillé, on va en profiter pour causer : comme le titre de l'article ne l'explicite pas très clairement, nous allons papoter à propos d'Intelligence, question polémique s'il en est, ce qui devrait nous permettre de ne pas répondre à des interrogations aussi ardues que :
Vous noterez que j'ai parlé de "polémique" Victor : car la presse s'est récemment fait l'écho d'une baisse inquiétante du QI moyen au cours des 100 dernières années et même plus précisément des 20 dernières années. Certains voulant jouer les Cassandre ont immédiatement évoqué l'effet "Idiocratie": nous deviendrions de plus en plus cons.

Et il est vrai que l'on a parfois le sentiment qu'il y a de plus en plus de cons chaque année. Et parfois même que les cons de l'année prochaine sont déjà là...
F*ck... j'ai l'impression qu'on s'est planté quelque part... mais où?

Mais peut-on dire vraiment que le QI et l'intelligence c'est la même chose? En effet la notion d'intelligence est du genre plutôt subtile, et ne fait pas l'unanimité. Comment en effet définir ce qui est intelligent et ce qui ne l'est pas? D'autant que :
  1. on peut toujours trouver moins intelligent que soit
  2. on est tous le con de quelqu'un
  3. même des gens très intelligents dans certains domaines peuvent se révéler excessivement cons dans des domaines qui ne sont pas les leurs



Alors peut-on quantifier l'intelligence? Faut il se baser sur le test du QI? Du QE? Du QIT? La taille du cerveau? Celle du zgeg? L'âge du capitaine? Le bonnet de soutien-gorge?

1. Commençons par le commencement : d'abord, l'intelligence, qu'est-ce que c'est?

Parler d'intelligence, c'est une chose, mais pour la définir on est tout de suite moins à l'aise. Bin oui, à votre avis, c'est quoi l'intelligence? C'est :
  • l'excellence scolaire?
  • la capacité à s'adapter à son environnement?
  • les aptitudes mathématiques?
  • la faculté d’appréhender le monde sous un angle scientifique, rationnel et logique?
  • la capacité à "traiter" de l'information?
  • le Quotient Intellectuel (QI) ou le Quotient Intellectuel Total (QIT)?
  • le Quotient Emotionnel (QE)?
  • Obiwan Kenobi?

Bon, je vous l'avoue, je suis mal à l'aise pour vous donner une définition claire. Et moi quand je suis mal à l'aise pour définir clairement une notion, mon premier réflexe c'est d'utiliser une bombe de fumée ninja et de me carapater et poussant un rire sardonique un dictionnaire :
Mouahahahaha! Euh...
  intelligence \ɛ̃.te.li.ʒɑ̃s\ ou \ɛ̃.tɛl(l)i.ʒɑ̃s\ féminin
   Nom commun.
   (latin intelligentia, de intelligere, connaître)
  • Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle : Les mathématiques sont-elles le domaine privilégié de l'intelligence ? Test d'intelligence.
  • Capacité de manipuler un concept par la pensée : Pour l'intelligence de ce qui va suivre, rappelons la démonstration antérieure.
    "–Ok, donc l'intelligence, c'est être un petit Jedi tout vert?"
On n'est pas le cul sorti des ronces. Bon, en voici une autre alors :
  • L'intelligence est l'ensemble des facultés mentales permettant de comprendre les choses et les faits, de découvrir les relations entre elles et d'aboutir à la connaissance conceptuelle et rationnelle (par opposition à la sensation et à l'intuition). Elle permet de comprendre et de s'adapter à des situations nouvelles et peut en ce sens être également définie comme la faculté d'adaptation. L'intelligence peut être également perçue comme la capacité à traiter l'information pour atteindre ses objectifs.
    Le terme est dérivé du latin intelligentĭa, « faculté de comprendre », dont le préfixe ĭnter- (« entre »), et le radical legĕre (« choisir, cueillir ») ou ligāre (« lier ») suggèrent essentiellement l'aptitude à lier des éléments entre eux.
Ok. En gros, si je résume, c'est la capacité à relier ensemble plusieurs informations pour interagir de façon efficace et consciente avec son environnement, et ce dans le but d'optimiser ses chances de survie à court, moyen, et long terme.

Bon, évidemment, à ce compte on peut sans doute considérer que le caillou lambda est plus intelligent que le président des USA lambda mais admettons. Mais... corrigez moi si je me trompe :  la plupart des formes de vie interagissent avec leur environnement non? Et toutes cherchent à maximiser leur survie en adoptant des comportements adaptés. Du coup la plupart des formes de vie sont intelligentes?

–Bin non, les animaux ils sont pas intelligents, c'est l'instinct!

Ah oui. L'instinct. Précisons tout de même que cette notion "d'instinct" ne fait plus l'unanimité au sein de la communauté scientifique. Mais admettons. Et du coup, comment distinguer ce qui relève l'instinct (processus inconscient) de l'intelligence (processus conscient)?
L'intelligence, ça a du bon quand même...
–Oh bin ça c'est facile : les créatures intelligentes fabriquent des trucs, utilisent des outils...

Ok. On doit donc considérer que les castors qui construisent des barrages, ou les fourmis qui construisent des fourmilières sont plus intelligentes que les actionnaires des grands groupes pétroliers qui détruisent l'environnement. Notez, ça se tient. Selon ce principe on doit alors considérer que le plombier moyen est beaucoup plus intelligent que l'expert comptable, ce qui serait vrai selon certains, emmerdant et absurde selon beaucoup d'autres.
Vous aussi vous trouver qu'il n'est pas absolument essentiel de regarder la partie gauche de cette image?

Du coup pour quantifier cela, certains ont imaginé des tests psychométriques standardisés sensés mesurer quantitativement l'intelligence : le test de Quotient Intellectuel, ou QI. Dans les faits, ce dernier mesure principalement la capacité de raisonnement logique, de représentation spatiale, la mobilisation du vocabulaire et la mémoire.

Problème : si ces items sont certainement des aspects de l'intelligence, ce ne sont probablement pas les seuls. D'où l'émergence depuis quelques années du concept de Quotient Émotionnel (ou QE).

Bon, tout ça c'est bien joli, mais allez donc faire passer un test de QI ou de QE à un poulpe ou un dauphin... notez d'ailleurs que la question se poserait tout autant vis à vis d'un hypothétique extraterrestre parlant exclusivement le Zéta-Réticulien (par exemple), issu d'un développement totalement différent, et imprégné d'une culture sans rapport avec la notre...
On appelle aussi ça la langue de bois...
Formulé autrement : "Si vous jugez un poisson par sa capacité à grimper aux arbres, il passera sa vie entière persuadé qu'il est totalement stupide." (Albert einstein)


Bon, on ne s'en sort pas. La définition est floue, la mesure tout autant... Concentrons-nous plutôt sur l'origine de l'intelligence...

2. Où se situe le siège de l'intelligence?

Non pas celui-ci.
Faute de pouvoir définir l'intelligence, sans doute pourra-t-on au moins dire quel organe en est à l'origine. Au moins chez l'homme... Ça, ça devrait être une question facile :
"–Rhaaa, c'est pas facile... euh... le zgeg peut être? Non... enfin quoique... le cerveau?
–C'est votre dernier mot?
–Euuuuuuh... je crois que je vais demander à un ami hein! Google est mon ami."
Hélas, la réponse est loin d'être simple. Pour beaucoup de gens, le siège de l'intelligence est évidemment le cerveau. Ce bel organe constitué principalement de matière grasse et de flotte serait donc l'organe conduisant l'être humain à construire le Taj Mahal ou à faire des blagues homophobes à la télé. Du moins, c'est ce que l'on a longtemps cru. Toutefois, des recherches récentes tendent à démontrer que si l'essentiel des capacités de traitement de l'information se situent bien dans le cerveau, un certains nombre de décisions pourraient bien être prises ailleurs : quelque part dans le système nerveux entérique...

–Gneuh?

... le système nerveux des intestins. Les neurones du prout quoi! On l'appelle parfois le deuxième cerveau.

Pour l'essentiel, ce système nerveux entérique est un groupe de ganglions nerveux dont la fonction est de réguler le délicat mécanisme de la digestion. Ne rigolez pas : rien que lâcher une caisse nécessite l'action conjointe de deux sphincters, dont seul l'un des deux est dirigé de façon consciente...

Là ou ça se complique, c'est que plusieurs neurotransmetteurs...

–Ohla! Tu deviens technique...

Pardon. Je reprends. Le système nerveux et le cerveau fonctionnent à l'aide de tirs de taser p'tites décharges électriques (les impulsions nerveuses) et de drogues signaux chimiques (qui en général régulent les émotions). La pensée est un mix de ces deux types de signaux. Et les signaux chimiques, ce sont des petites molécules appelées neurotransmetteurs (les hormones en sont un exemple).

Bon. Or, plusieurs de ces neurotransmetteurs sont fabriqués dans le système nerveux entérique. Cela dépend donc :
  1. de ce qu'on mange (certains aliments sont plus propices que d'autres à la production de certains neurotransmetteurs, et donc à l'expression de certaines émotions)
  2. de l'action du microbiote intestinal (les micro-organismes alliés qui vivent dans nos intestins et nous aident à digérer nos aliments) : les recherches récentes montrent qu'un mauvais équilibre du microbiote semble associé à certaines pathologies mentales et même à des retards d'apprentissage
Il est même envisagé que certains de nos choix soient plus ou moins directement dictés par... les microbes se trouvant dans nos intestins. En effet, ces organismes ont des préférences alimentaires, et influeraient de façon plus ou moins large sur nos décisions en libérant certains neurotransmetteurs (le bon vieux système punition/récompense) pour nous pousser à consommer ce qui leur plait. Nos préférences gustatives (j'aime les épinards/je n'aime pas les épinards, je préfère le chocolat noir au chocolat blanc, etc...) seraient donc directement liées à la nature précise de notre microbiote , c'est à dire à notre entérotype (les organismes présents, et leur proportions).
"C'est pas ma faute, c'est mon microbiote!"

Il est même envisageable que leur influence s'étende à d'autres aspects de notre vie, pouvant avoir un impact sur leur bien être, ce qui rendrait l'être humain plus proche d'une intelligence collective, ou intelligence de ruche, que d'un être disposant vraiment de libre-arbitre.

Bon tant pis pour le siège de l'intelligence... mais est-ce qu'on peut au moins la mesurer? Établir un classement?

3. Mon QI/QIT est plus gros que le tien... faisons un concours de QE...

Les humains aiment bien quantifier toutes sortes de choses inutiles et plus ou moins abstraites :
  • le montant de leur fortune
  • les points du permis de conduire
  • l'audimat de Cyril Hanouna
  • la taille du bonnet de soutien gorge
  • la longueur de leur zigounette
  • etc...
Cette manie de tout quantifier porte même un nom : le règne de la quantité (ainsi dénommé par René Guénon dans son ouvrage éponyme). Du coup, il paraissait logique de quantifier et classer l'intelligence également. C'est ce que fit le psychologue Charles Spearman au début du XXième siècle avec ce qu'on appela d'abord le "facteur G", puis le test de "Quotient Intellectuel". Spearman se basait sur son observation d'une corrélation entre les performances scolaires dans les différentes disciplines (les élèves bons en anglais étaient significativement meilleurs en maths, etc...). Ou pour schématiser : les premiers de la classe sont comme les asperges, le meilleur est dans la tête et font faire pipi qui sent fort. Dit autrement : si t'es bon en math, t'es intelligent, mais si tu ne sais pas résoudre une équation différentielle à 5 inconnues, t'es con comme un bulot.

Forcément, pas mal de gens ont trouvé ça plutôt injuste (certainement les crétins qui ne savent pas résoudre les équations différentielles à 5 inconnues, les pauvres...), et se sont mis à trouver que cette classification par le QI était par trop restrictive, car trop corrélée à l'apprentissage scolaire. En gros, ça montre qui rentre bien dans le moule scolaire et sait faire 2+2, mais pas forcément qui a du potentiel, ou qui sait se montrer performant dans des domaines plus sociaux par exemple.

Du coup, dans les années 90, le psychologue américain Daniel Goleman propose le concept de Quotient Emotionnel, destiné à quantifier ce que l'on pourrait qualifier d'intelligence émotionnelle -(proche du concept d'intelligence sociale).  Ça vous semble nébuleux? Un exemple alors. Prenons cet individu :
Un individu lambda. Voire un peu con.
Si beaucoup de gens le considèrent comme une forme de génie (si si, je vous rappelle que d'autres gens ont élu Donald Trump), un nombre probablement plus grand encore le considère certainement comme un con. Ce à quoi je vous dirai : un con peut être, mais un con rudement intelligent dans la mesure ou il gagne certainement bien mieux sa vie que la plupart de ceux qui le prennent pour un con, moi le premier.
Et ouaih. Et c'est légal.
Et bien l'intelligence émotionnelle, c'est ça. Ce type n'enverra sans doute jamais une Tesla en orbite martienne, mais il possède une forme d'intelligence lui permettant d'optimiser son influence sociale... et par là même la taille de son portefeuille.

–Bon mais... et l'éducation dans tout ça?

Aaaaah, l'éducation... il y aurait tellement à en dire que ça fera l'objet d'un prochain billet je pense...
Toi aussi t'as baillé, te cache pas, j't'ai vu!
"–Mince, je crois qu'il s'est rendormi...
–C'est bon, tu m'auras pas une deuxième fois. Qu'il roupille donc, moi je me casse.
–Bin quoi, t'es pressé? T'as un rendez-vous p'têt?
–Non, c'est pas ça, mais j'ai vu qu'il y avait une grosse promo sur le Nuletta® à l'Intercharmé®...
–Et depuis quand tu bouffe du Nuletta® toi?
–J'en bouffe pas, mais j'en achète plein en promo, et je les revends sur le Petit Coin après à deux fois plus cher, mais moins cher que le prix normal quand même. Du coup je me fais des testiboules en or.
–Ah ouaih p'tain, t'es intelligent toi...
–Et ouaih... que veux-tu, j'ai un gros QI..."

dimanche 19 novembre 2017

Qui a peur du Grand Méchant Mou?

Prologue
Montagnes de l'Himalaya, royaume du Khupal, à la frontière avec le Boukistan
Ça n'était pas un hasard si ces montagnes avaient été surnommées "le toit du monde". De chaque côté de l'hélicoptère gros porteur défilaient de hauts pics qui semblaient tutoyer les cieux tels d'immenses piliers célestes abandonnés là par quelque dieu négligent.

Le "colonel" se faisait cette réflexion silencieusement, lorsque la voix de sa voisine de cabine grésilla dans l'écouteur.
"–Ça fait plus de deux mois qu'il n'a pas donné de nouvelles... comment avez-vous réussi à la localiser? Qu'est-ce qu'il ficherait ici dans le trou du....
–Le Khupal. Oui. C'est bien ce que m'a indiqué mon informateur."
L'homme en uniforme tourna la tête vers la femme, une rousse en tailleur stricte qui le regardait d'un air sceptique.
"–Croyez-moi, l'homme qui m'a renseigné est fiable.
–Un ami à lui?
–Son garagiste. Youri. Ou Sergueï, ou peut-être Vladimir,  je n'ai jamais su en fait... bref, il m'a dit texto : "Lui fatigué. Lui tout mou. Lui besoin pause. Khupal. Vous partir maintenant, sinon je tirer kalachnikov."
–Admettons, répond la rouquine en levant les yeux au ciel. Mais le Khupal, même si c'est un petit pays, c'est vaste. Pourquoi ici spécifiquement? Pourquoi dans ce monastère Bouddhiste?
–Pas Bouddhiste, Mouddhiste...
–Pardon?
–J'ai dit pas Bouddhiste, mais Mouddhiste. C'est un monastère Mouddhiste. S'il est "mou" pour reprendre les termes de Alexeï, je pense que ça veut dire qu'il est atteint du syndrome du Grand Méchant Mou. Dans ce cas c'est forcément l'endroit où il est venu se mettre en retraite du monde. Les mouddhistes ont fait de ce syndrome un mode de vie."
"–C'était pas ma guerre..."
La rousse s'apprêtait à ajouter quelque chose, mais le pilote sembla avoir repéré son objectif. Désignant du doigt un bâtiment à l'architecture curieuse accroché à flanc de montagne, sa voix grésilla dans les écouteurs de ses passagers.
"–C'est là, à 14h!"
Le monastère Mouddhiste s'étalait sur la paroi montagneuse tel un flamby ramolli dans une assiette. Avisant un haut plateau dégagé, non loin du bâtiment, l'appareil massif se posa avec l'habileté liée à de longues heures de vol du pilote. Tandis que les passagers descendaient de l'hélicoptère, plusieurs moines mouddhistes en robes chamarrées venaient à leur rencontre d'une démarche trainante. Le "colonel" s'avança en boitillant. L'un des moines s'avanca vers les visiteurs et prit la parole dans un français approximatif :
"–Soyez bienvenus nobles étrangers. Vous venir pour rencontrer Sa Sainteté Dalaï Le Mou?"
L'homme en uniforme s’apprêta à répondre, mais la femme en tailleur lui grilla la politesse :
"–Non. Nous recherchons un homme. Un homme venu dans votre monastère pour s'y exiler.
–Si lui venir exil ici, pourquoi vous venir déranger lui? interrogea le moine.
–Nous avons besoin de cet homme pour... une mission de première importance.
–Et... vous être? demanda le moine.
–Je suis... vous pouvez m'appeler colonel Trotte-mal, répondit l'homme en uniforme. Rapport à ma jambe en galère. Et voici Miss Terry Heuze.
–Et qui vous chercher?
–Ça me parait évident, nous cherchons... Papa Hérisson!"
Où est Papa Hérrisson

Le syndrome du Grand Méchant Mou

Oui. Je sais. Ça fait des plombes que je n'ai publié aucun article. J'ai honte. Enfin un peu... et pourtant, je suis bien d'accord, c'est pas les sujets qui manquent en ce moment : autodafé réforme du code du travail, Paradise Papers, affaire Weinstein, indépendance de la Catalogne, affaire du Glyphosate, Nicolat Hulot en train d'avaler des couleuvres anacondas au mètre linéaire...

–scandale de la prostitution dans la téléréalité révélé par Jeremstar...

JeremQui ça? Bof, peu importe... Bref, mais #cépamafote, c'est la faute du Grand Méchant Mou. Le Grand Méchant Mou, c'est ce truc qui te choppe parfois : tu as des trucs à faire (genre plein!), tu as toutes les raisons de les faire (de bonnes raisons), le temps pour ça (plus ou moins), mais... rien. Nada. Walou. C'est pas tout à fait comme le syndrome de la page blanche hein... des idées de sujets d'articles, c'est pas ce qui me manque (cf  sujets ci-dessus), mais juste impossible de trouver la motivation.


Bon, notez bien que je suis loin d'être le seul hein : ça semble même plutôt fréquent en automne. Il fait gris, il fait froid, il fait humide, on est tous un peu malades, un peu frigorifiés, bref :
L'hiver arrive.

En gros, t'as juste envie de t'emballer dans un plaid polaire devant ta cheminée en sirotant un chocolat chaud tout en caressant ton chat qui va laisser tous ses poils sur ton plaid et te déclencher un choc anaphylactique.
Sluuuurp!
Et puis soyons honnête : il y a tant de motifs d'indignation dans l'actualité que ça en devient épuisant. Trop nombreux. Tu montes en pression, et là un autre truc déboule, tu monte aussi sur ce nouveau cheval de bataille, mais avant que tu ne te lance, un autre arrive et... tu laisses tomber. Trop nombreux.
"–Je vais tous vouuuuus... euh... oups!"

D'ailleurs, objectivement, je ne dois pas être le seul : prenez les ordonnances sur la réforme du code du travail. A en croire les sondages, une majorité de français y étaient opposés. De nombreux experts pronostiquaient une rentrée sociale chaude-bouillante, des grèves et des mouvements sociaux à n'en plus finir et... finalement rien. Zob. Que dalle. Nada. C'est pas que tout le monde s'en fout hein... et d'ailleurs ça peut encore péter, plus tard, c'est juste que là, tout le monde est las. Plus de courage. Tous mous. Le Grand Méchant Mou. D'ailleurs je soupçonne vaguement que Jupiter Junior l'a parfaitement compris...
"–Mouahaha! Punaise, comment je les ai tous niqués!"
Franchement, c'est vrai! Même Hulot est atteint : entre la prolongation des centrales nucléaires, le glyphosate, les pesticides tueurs d'abeilles et j'en passe, même Jean-Vincent Placé aurait posé sa dém'. Mais Nico? Non. Alors de deux choses l'une : soit ce mec a vendu ses testiboules dans une brocante et s'est laissé pousser les dents pour rayer tous les planchers de l'Elysée, soit il est atteint du syndrome du Grand Méchant Mou.

Pire! Environ 15.000 scientifiques (15.000!!!) ont co-signés une tribune, un appel, pour alerter sur la situation catastrophique de notre planète, gravement menacée par l'activité humaine. Attention hein? Ça rigole plus, les grosses têtes nous préviennent : si on continue de chier dans la colle comme ça, c'est l'avenir de notre civilisation voire de notre espèce qui est menacé. Logiquement, un truc pareil devrait faire les gros titres de tous les journaux, de toutes les télés. Une réunion d'urgence devrait être convoquée à l'ONU en mode film-catastrophe-on-va-tous-crever, et des décisions drastiques devraient être prises. Et... et...
Et bin on n'est pas dans la merde...

Rhaaaa punaise, rien que d'en parler ça m'énerve!

Que... mais oh. Je... je suis énervé? Mais alors... ça veut dire que... JE SUIS GUERIIIII!!! Purée, maintenant ça va chier!!!!
"–Tu vas l'avoir ta putain de gueeeeeerre!"
Epilogue
Le colonel Trotte-mal et son acolyte suivent à présent l'homme en habit coloré. Celui-ci écarte un rideau pour les laisser passer. Miss Terry Heuze et le colonel balayent la pièce du regard. Parmi les personnes présentes, son regard se pose soudain sur celui qu'il cherche. Assis en train de déguster son repas, se trouve Papa Hérisson. Ce dernier lève soudain les yeux vers les nouveaux venus. Les identifiant soudain, ses épaules s'affaissent comme sous l'effet d'une profonde lassitude.
"–Bon sang! Paul Bismuth! [cf cet article, mais aussi celui-ci ou encore celui-là] Mais qu'est-ce que vous fichez ici? Et pourquoi en uniforme? Et c'est qui la rouquine qui vous accompagne? Votre avocate? Vous avez encore fait une connerie?
–Je vous ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça, répond l'homme en uniforme. Je suis le colonel Trotte-mal à présent. Et je suis officier des SAS. Et voici Miss Terry Heuze du FBI.
–Sans rire? Le Special Air Service et le Federal Bureau of Investigation?
–Euh... non, répond la femme rousse. Les Sections Anti-Sexisme et le Feminisme en Bataillon International.
–Je me disais aussi...
–Nous nous sommes donnés du mal pour remettre la main sur vous M.Papa Hérisson, reprend-elle. Ça fait des mois que vous aviez disparu de la circulation! Nous avons suivi votre piste jusqu'au bout du monde, jusqu'à ce monastère Mouddhiste à la frontière entre le Boukistan et le Khupal..."
Papa Hérisson s'esclaffe.
"–Sérieusement? Mais qu'est-ce que j'aurais été f... là-bas?"
Miss Terry Heuze jette un regard noir à son compagnon.
"–Bon, ok, j'ai mal interprété une information. Mais comment j'aurais pu deviner que "Khupal" désignait un restaurant indien à deux pâtés de maison, hein? Hem. Bon, ceci dit, rétorque Trotte-mal, ça nous a permis de rencontrer le Dalaï Le Mou.
–Ah. Et alors? Il est comment?
–Mou. Très mou.
–Oh. Cool. Je devrais peut-être y aller dans ce monastère finalement...
–Ah non c'est bon maintenant, s'énerve Terry. On a déjà eu du mal à vous retrouver dans ce pu**** de restaurant indien au fin fond du trou du cul de la France! On a besoin de vous!
–Besoin de moi? Et pourquoi donc?
–Pourquoi? POURQUOI? Non mais vous suivez les infos ou pas? s'énerve la femme rousse, son visage prenant un teinte assez proche de celle de ses cheveux.
–Bof. En ce moment,pas plus que ça je l'avoue...
–Et bien sachez que depuis quelques semaines, c'est la GUERRE M. Papa Hérisson! La guerre des sexes!
–Pffffffff...
–Ah bin super, ça a l'air de vachement vous motiver... le sexisme, les violences faites aux femmes, toussa, vous ne vous sentez pas concerné même un tout petit peu? Bravo, bel esprit!
–Non mais si hein... au contraire! Toute cette histoire là, Weinstein, #balancetonporc, #metoo, tout ça... je vous soutiens à mort les filles hein! Et pis en plus, je m'en fais pour l'avenir de Xéna avec toutes ces conneries. Je ne demanderais qu'à vous aider, faire un article, m'indigner, toussa... c'est juste que là... je suis atteint du syndrome du Grand Méchant Mou.
–Oui, bin vous allez me faire le plaisir de vous secouer le croupion, parce que ça urge!
–Rhaaa, punaise on peut même plus avoir la paix pendant qu'on bouffe des samoussas maintenant. Je peux finir mon houmous quand même?"
Le houmous, c'est bon. Et c'est mou.



mardi 12 septembre 2017

Le retour du jeu dis!

Il y a pas bien longtemps, dans une galaxie proche, très proche, très très *paf*. Trop proche.
Et merde, une suite... le pire contre-attaque!

Bon, ça faisait comme qui dirait longtemps que je ne vous avais pas causé de jeux de société et que Bioviva ne m'avait pas sournoisement graissé la patte en m'offrant gracieusement un jeu à tester, il était donc temps de remédier à cela. Voilà qui est chaussette chose-faite.

Voici donc de nouveau l'un des mes célèbres crash-test sans concession. Et puisque Bioviva m'a de nouveau fait l'honneur de m'envoyer un de leurs jeux, nous allons donc commencer par ce dernier.

Cro-magnon : le jeu de l'âge de Pierre...

... mais aussi de Paul et de Jacques.

Encore un jeu de primate!

Cro-magnon®, c'est un jeu de chez  que j'ai déjà eu l'occasion de vous présenter. Ce que j'aime bien chez eux, c'est que leurs jeux sont :
 et


Et Cro-Magnon® ne fait pas exception à la règle : pas de plastique, juste du carton, du bois, ...du charbon et de la pâte à modeler végétale...
"–Qui ose me traiter de pâte à modeler???!!!?"
... et des petits cailloux en guise de pions. Bon l'avantage c'est que si tu paumes un pion, bah c'est pas grave. T'as juste à ramasser un gravier par terre épicétou.
Un jeu avec des matériaux simples.

Principe du jeu
Cro-Magnon, c'est un peu une sorte de Time's Up (déjà, si t'es allergique au Time's Up, passe ton chemin) : il s'agit de faire deviner des mots dans un temps limité.

Mais ici pas de sablier (c'est trop technologique) pour décompter le temps de jeu, le tour est délimité dans le temps par la rotation d'une toupie. Du reste, vous êtes un primate dont le but est d'évoluer, donc au début, on ne maîtrise qu'une forme primitive de communication : le mime avec force onomatopées. Une fois que vous avez cumulé assez de mots/points, vous évoluez et passez au stade supérieur : la fabrication d'outils (pâte à modeler), toujours pour faire deviner des mots. Puis c'est le langage primitif (style : gros-feu-ciel pour faire trouver soleil). Et enfin l'art pictural (avec un morceau de charbon). Le gagnant étant le premier à finaliser le dernier stade d'évolution vers l'homo sapiens moderne.
Exemple d'homo sapiens moderne.

Précision : au début du jeu, chaque joueur tire au sort une carte "tribu". Chaque tribu est unique, et se caractérise par une action à accomplir (le "Toifair") à chaque fois que c'est son tour de jeu, une sorte de gimmick propre à chaque tribu,. mais également un pouvoir (le "Powa") permettant théoriquement de perturber les autres joueurs pendant leur tour.
Oui, alors je ne vous le cache pas, ça peut vite devenir gonflant...
Chaque mot deviné ou fait deviné permet d'avancer son pion-caillou sur sa piste d'évolution (autour de sa carte tribu) et ainsi de se rapprocher du but.
Oui, certains ont visiblement plus de chemin à parcourir hein... 

Bonméducoucésympa?
Pour être parfaitement honnête : je suis partagé. Le format (toupie, pions cailloux, etc...) est vraiment sympa, mais j'ai eu du mal à accrocher. Ceci dit, je me dois d'admettre que je suis passé à côté d'un point de règle au sujet du cumul des points (en gros, nous n'avons compté que les points de ceux qui faisaient deviner, pas de ceux qui devinaient) ce qui a allongé la partie inutilement.
Pour le reste, je pense que le jeux passe très bien sur la tranche d'âge 10-15 ans par exemple, mais au delà ça peut dépendre des goûts. Si vous adorez les jeux du type "Time's up" ceci dit, ce jeu a de fortes chances de vous plaire.

Yadédéfauts?
Certains mots sont complexes à faire deviner en mime (allez faire deviner le mot "stress" par exemple...) ou en pâte à modeler, et le nombre de mots à cumuler pour évoluer et passer au mode de communication suivant fait que notre partie peut s'éterniser, surtout si les "Powa" sont utilisés à tord et à travers. Je recommande donc de sévèrement limiter ces derniers (une seule utilisation par partie, ou uniquement pour la tribu qui a du retard sur les autres, comme l'une des variantes des règles le propose). Pour notre part, nous n'avons pas du tout utilisé ces "Powa".

En outre, les gimmicks de certaines tribus sont assez lassants à la longue : je recommande de ne pas en abuser (les règles indiquent une fois en début et en fin de tour de jeu, perso je limiterais à une fois en début et basta).

Le défaut majeur à mon sens est donc la difficulté de certains mots : la règle prévoit de pouvoir passer une carte, pour ma part, je ne limiterais pas à une seule.

Bilan
Certainement un jeu assez fun, mais plutôt adapté pour un public ado, qui aime les jeux type Time's Up et qui lit correctement les règles, comme un homo sapiens évolué et pas comme un certain Hérisson qui saute des phrases essentielles au bon rythme du jeu. Hum.

Ah et au fait, tant que j'y pense, Bioviva lance ce mercredi un grand jeu-concours en ligne sur http://cromagnon-bioviva.com/fr avec des séjours préhistoriques à gagner!


Mmm! Le jeu du chat et de la souris...

Hmmmmm!

Oui alors c'est vrai, la tronche de la souris sur la boite de jeu fait limite flipper, j'avoue.

Un jeu de l'éditeur Matagot, et destiné aux plus jeunes (il se joue aisément à partir de 4-5 ans, mais qui pourra plaire aux adultes aussi, ce qui est tout de même bien sympa quand les gnomes vous demandent de jouer avec eux alors que vous n'avez envie que de buller un peu...
Restons zen...

Principe du jeu
Ce jeu se joue en mode coopératif, il s'agit d'une variante du jeu du chat et de la souris : la souris vole dans le garde manger tandis que le chat tente de les attraper.
Un chat, une souris... chabadabada chabadabada ♪ ♫ lalala chabadabada ♫ ♪

Le jeu se compose de trois dés, de jetons en carton et d'un plateau de jeu à deux faces, ce qui offre deux niveaux de jeu possibles. Le plateau figure un garde manger garni d'un certain nombre d'aliments (fromage, concombre, pain, carotte) découpés en un nombre variable de cases (de 2 à 5). Sur le côté le plateau comporte également une piste de progression pour le chat vers ce garde manger.
Toi aussi, apprends à tes gnomes à manger des concombres et des carottes...

Le but est, pour les souris que vous êtes, de chaparder toute cette nourriture avant que le chat de la maison ne vous tombe dessus. Le système est simple : vous disposez de trois dés dont les faces comportes des représentations de ces aliments. A son tour de jeu, chaque joueur lance les dés. A chaque lancé, il peut placer un ou plusieurs de ces dés sur les cases aliment identiques (fromage sur fromage, pain sur pain, etc...). Il faut au minimum placer un dé par lancé, les autres pouvant être relancés. Lorsqu'il n'y a plus de dés à lancer, on remplace les dés par des pions en cartons pour marquer ce qui est pris. Si toutes les cases d'un des aliment sont recouvertes : le chat n'avance pas, et on passe au joueur suivant. Si aucun aliment n'est complètement recouvert, le chat avance d'un  case vers le garde manger. Si les joueurs parviennent à tous prendre avant que le chat n'arrive dans le garde-manger, c'est la victoire collective, sinon, c'est la défaite.

Bonméducoucésympa?
Le jeu est très simple à appréhender, et donc facile à prendre en main pour des petits (à partir de 4-5 ans, ils gèrent très bien sans aide). L'intérêt c'est que le jeu est assez fun même pour les adultes (la part de hasard fait qu'il y a quand même un challenge) : du coup, on peut s'amuser avec les enfants et s'enquiller deux ou trois parties sans s'ennuyer.

Yadédéfauts?
Bin, c'est un jeu de dés quoi, on est donc tributaire du hasard. Le niveau de difficulté est bien calibré, et en ayant un minimum de stratégie (genre laisser avancer le chat au début pour placer des pions sur les aliments ayant beaucoup de cases à couvrir) on peut gagner assez facilement, mais la malchance peut frapper tout de même et le chat vous tombe parfois dessus... pour peu que vos gnomes soient mauvais perdant, ça peut virer au drame. N'est-ce pas Xéna ma fille?
"–Que... ce... mais... on a perdu là? Ouh purée, ça va chier des bulles!"

Bilan
Un bon jeu à garder dans votre ludothèque pour les longues après-midi pluvieuses si vous avez de gnomes de 4 à 7 ou 8 ans.

Qwixx, le jeu où l'on tire un coup vite fait. Un coup de dés je veux dire...

Quicks, ça veut dire rapide en anglais. C'est pour dire que c'est jeu qui se joue en assez peu de temps quoi...

Mais en fait, ça ne se joue pas en si peu de temps que ça...


de l'éditeur Gigamic, il s'agit d'un petit jeu de dés assez simple entre le Yams et le Bingo, consistant à remplir stratégiquement des grilles en lançant des dés...
"–Dédé? Dédééééééé!"

Principe du jeu
Le jeu se compose de 6 dés : 2 dés blancs et 4 dés colorés (1 rouge, 1 jaune, 1 bleu et 1 vert), et de grilles avec des chiffres dans des lignes des mêmes couleurs (rouge, jaune, bleue et verte).

A son tour de jeu, chaque joueur lance les 6 dés, puis annonce la somme des dés blancs. Chaque joueur peut alors s'il le souhaite cocher ce chiffre dans l'une de ses lignes. Le joueurs actif peut quant à lui également choisir le cumul d'un des dés blanc avec l'un des dés colorés et le cocher dans la ligne correspondante.

MAIS ATTENTION : les lignes doivent être remplies dans l'ordre de la gauche vers la droite (les rouge et jaune vont de 2 à 12, les bleue et verte de 12 à 2). On peut sauter des cases, mais on ne peut pas revenir en arrière une fois un chiffre coché. Le but du jeu est d'avoir un maximum de case cochées dans chaque ligne : la dernière case (2 ou 12, selon la couleur) cochée verrouillant la ligne (on retire le dé de la couleur idoine). Vous n'avez rien compris? Pourtant c'est simple...
"–Et le numéro complémentaire est le..."
Le hasard joue donc un rôle, mais il y a aussi une part de stratégie : cocher tout ce qui tombe d'entrée de jeu quitte à sauter des cases et risquer de se retrouver bloquer à un moment, ou attendre les bons chiffres au risque de voir la ligne verrouillée par un autre joueur avant d'avoir pu cocher un nombre valable de cases...

Bonméducoucésympa?
Le jeu est amusant pour occuper une petite demi-heure, et même mes gnomes (6 et 7 ans) apprécient une partie de temps en temps. L'intérêt est que ça leur apprend à faire des additions (bin oui, faut additionner deux dés systématiquement).

Bilan
Un petit jeu qui prend peu de place et peu se jouer partout en une petite demi-heure. Facile à emmener en voyage pour tuer le temps.
Bon, sinon y aussi cette technique, c'est sur...